16/11/2009

Dernières écoutes - Zoot Woman - Things Are What They Used To Be

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Il aura fallu six ans à la bande à Stuart Price pour sortir un nouvel album. "Things are what they used to be" n'est que le troisième du nom. Supposons qu'il a eu d'autres chats à fouetter durant tout ce temps, mais pendant que les amateurs oubliaient lentement son existence, les vrais fans commençaient à s'impatienter. Alors, l'attente valait-elle la peine ?

Recadrons tout d'abord l'univers Zoot Woman, pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas, ou qui auraient oublié à quoi ça ressemble. C'est un monde d'allégresse et d'entrain, sans prétention aucune, où les sonorités pop électroniques sont omniprésentes. Sorti en 2000, le premier album "Living in a magazine" était d'ailleurs un évident hommage rendu aux Allemands de Kraftwerk, les pioniers du genre.

Dès les premières secondes de ce troisième album, l'évidence éclate :  malgré la longue absence, Zoot Woman n'a pas retourné sa veste d'un bouton de manchette. Ca démarre comme de la bonne eurodance de l'an 2000. "Just a friend of mine" est une ritournelle plutôt dancefloor-style. Elle aurait pu s'appeler "Le retour de Benjamin Diamond" ou "David Guetta arrête enfin la musique pour beauf'". Et précisément, ça ne s'arrête pas là ! En fermant les yeux sur "Lonely by your side", on imagine deux filles à la longue chevelure qui dansent au ralenti, les yeux fermés, des grains de sable collés aux joues, le cou légèrement cambré, les doigts à moitié serrés... Décidément, leur sens de l'enjouement n'a pas pris une ride. Les mélodies sont percutantes, convaincantes, mais parfois trop. Les premières plages ne persuaderont sans doute pas les oreilles strictes ; ça ressemble à s'y méprendre à de la musique commerciale. Sauf que ça ne l'est pas, donc si vous avez des principes, oubliez-les bien volontiers. Voyez plutôt ça comme un repas dans un fast food altermondialiste.
 

Ensuite, on quitte la piste pour gagner l'univers VIP de Zoot Woman. Les beats se font plus poussifs, et la tension monte d'un tantinet. Mais la voix (trop) fluette de Johnny Blake empêche les compositions de basculer du côté obscur. Ca reste donc globalement sain et bon esprit. On regrettera simplement l'absence d'un titre bien zen, sorte de successeur à leur merveilleux "It's automatic". C'est purement personnel, mais ça reste une de mes chansons préférées au réveil. En attendant, sur ce galet-ci, seule la plage "blue sea" est légèrement plus temporisante que le reste.

 

En conclusion, il ne faut pas s'attendre à l'album du siècle, mais les fans ne seront pas déçus. Ils le disent eux-mêmes sur la pochette : Things are what they used to be.


Zoot Woman

Things Are What They Used To Be

Tarif: 6/10


Ecoutez:

Memory

We won't break

Just a friend of mine (version acoustique)

Commentaires

Très sympa, je ne connaissais pas.

Écrit par : nicolas | 02/12/2009

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