29/11/2009

Dernières écoutes - Yeah Yeah Yeah's - It's Blitz!

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Voici à nouveau un bel exemple de groupe talentueux dont le grand public ne connait que trop peu l'existence. Derrière ce nom certes élémentaire, mais terriblement révélateur, se cache un trio New Yorkais, composé de deux hommes aux casseroles et d'une demoiselle au micro.


Dénuée de toute prétention, leur musique est énergique, et pourrait par moments faire penser à Gossip... si ce n'est qu'au contraire de la bande à Beth Ditto, les Yeah Yeah Yeahs mélangent les sonorités rock et électroniques avec beaucoup de subtilité. Les guitares sont moins acerbes, et les percussions semblent tout aussi bien provenir d'une boîte à rythme que d'une vraie batterie vigoureuse, en caisses et en peau. Quant à la voix, on pourrait la qualifier de "caramélisée". Parsemé de cris et d'envolées soudaines, le chant peut être chargé de caractère comme empli d'une certaine tendresse. Tout cela sent très fort les influences "eighties" de Siouxie and the Banshees, parfois même de Cure, tout en restant incrusté de positivisme.

Ce style percutant se dessine des premières notes de "Zero", la plage d'ouverture, aux dernières notes de "Little shadow", titre qui clôture l'album. Chaque chanson peut légèrement ressembler à la précédente, sans toutefois que l'ensemble ne tombe dans la répétition. L'alternance de chansons vives et d'autres plus lentes maintient un rythme varié, de sorte que jamais on ne trempe dans la monotonie. Intrinsèquement, aucune chanson ne fait diminuer le niveau, ni ne donne envie d'appuyer sur la touche "next". Que du contraire... puisque les New Yorkais ont eu la bonne idée de garder le meilleur pour la fin. Huitième et neuvième plages de l'album, les titres "Dragon Queen" et "Hystéric" sont deux petites perles, dignes de figurer sur toute compilation annuelle.

"It's blitz!" est un de ces albums qu'on écoute et réécoute avec toujours autant de plaisir. Et c'est sans aucun doute un des albums de l'année.


Yeah Yeah Yeah's

It's Blitz!

Tarif: 7/10


Ecoutez:

Zero

Run Away

Dragon Queen

Hysteric

28/11/2009

Dernières écoutes - Au Revoir Simone - Still Night, Still Light

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En entendant ce nom bien français pour la première fois, j'ai cru avoir affaire à une espèce de "Bande à Basile" du 3e millénaire... mais il en est tout autre, puisque "Au Revoir Simone" est en fait un trio féminin new-yorkais. Elles font de la pop indie, exclusivement composée sur des machines électroniques. Aucun rôle ne semble prédéfini au sein du groupe ; toutes les trois chantent, programment la boîte à rythmes et tapottent sur leur synthétiseur. N'y voyez cependant aucun rapprochement avec Underworld ou Jean-Michel Jarre. De fait, leurs créations sont excessivement douces ; ça glisse dans l'oreille comme de la brise. Et même lorsqu'elles s'y mettent en choeur, ça dépasse rarement les 80 décibels.

 

Ces trois demoiselles toutes mignonnes carburent au rythme d'un album tous les deux ans. Sorti cette année, "Still night, still light" est leur troisième, et de par son style léger et relaxant, c'est le CD parfait à écouter dans son bain ! Il débute comme une berceuse, par "Another likely story", dont l'introduction peut faire songer au célèbre "Child in time" de Deep Purple. En version allégée, puisque la mélodie est bénigne et les voix presque sussurantes. L'allure augmente quelque peu sur la deuxième chanson, "Shadows", qui pourrait porter le titre de "tube" de l'album. La basse fait son apparition et les percussions prennent deux ou trois dragées. De même, certains autres titres sont également empreints d'une certaine rapidité, toute relative puisque l'ensemble reste toujours très doux.

Le principal défaut de cet album est en fait propre au style du groupe : la palette de sons est très réduite, ainsi les douze chansons se suivent et se ressemblent. Mais encore une fois, c'est inhérent au style, qui bien que simple, n'en reste pas moins très cordial, confortable et élégant. D'autres trouveront ça mou et fade... mais il ne tient qu'à chacun d'être dénué d'un minimum de sensibilité.


Ce disque est à apprécier dans un contexte de relaxation. Evitez de l'écouter sur l'autoroute, ou lorsque vous passez l'aspirateur. Non pas que c'est inadéquat, mais vous n'entendrez pas grand chose.

 


Au Revoir Simone

Still Night, Still Light

Tarif : 6/10

 

Ecoutez

Shadows

All Or Nothing

Anywhere you looked

26/11/2009

Dernières écoutes - Empire of the Sun - Walking on a Dream

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L'Empire du Soleil, rien que ça.

Ne vous méprenez pas, derrière cette dénomination ne se cache pas la dernière secte à la mode, mais bien l'un des groupes "révélation" de l'année. Leur tube "Walking on a dream" a vogué sur la FM durant tout l'été. A moins de ne disposer que d'un gramophone à domicile, vous ne pouvez ne jamais l'avoir entendu.

Le premier défaut de cette galette saute à la figure avant même sa mise sur platine. La pochette est à peine surfaite, on pourrait d'ailleurs croire à l'affiche d'un 7e épisode de la saga Star Wars. Cette couverture de science-fiction riche en détails n'est que le reflet de l'effigie du groupe sur écran plat ou sur scène. Bien sûr, cette remarque ne porte pas sur la musique ... et donc, force est de constater que leur image s'en éloigne également.

Quittons donc ces considérations tendant vers la stéréotypie, puisque seul l'aspect mélodieux doit revêtir de l'importance. Musicalement donc, c'est assez léger, très aéré, plutôt planant sans toutefois atteindre l'enivrement. Résumé en trois lettres, cela donne : "gai". C'est de la bonne pop délicatement commerciale, facile à comprendre et à assimiler. Pour sûr, dans l'Empire du Soleil, il semble y avoir moins d'accessoires en studio que dans les garde-robe.

Techniquement, le défaut "fil rouge" de ce CD est le chant. La voix est trop pincée que pour être naturelle, on croirait entendre Nik Kershaw avec un gros rhume... mais soit, si l'on passe outre cette mélopée singulière, le début de l'album tient la route. Même si l'originalité n'est pas au rendez-vous, ce n'est pas les MGMT qui diront le contraire...

 

De "Standing on a shore" à "We are the people", le climat est au beau fixe. Les mélodies sont ensoleillées, et il ne manque au tableau que le vent transportant les grains de sable, les cerfs-volants plânant et le vendeur de choux-choux. Mais pour la suite de l'album, les nuages gris viennent dissimuler l'astre sacré, on sort de la mer et on se passe un coup d'essuie sur l'échine. "Delta Bay" ressemble à un générique de dessin animé composé à la hâte (c'est-à-dire : à pas grand chose). "Country" est tout à fait écoutable, mais elle passe pour la mille et unième chanson des compilations du Cafe del Mar. Ecoutable, le titre suivant "The World" ne l'est pas du tout. Et que penser de "Swordfish Hotkiss Night" ? C'est une parodie de Michael Jackson ou quoi ? Quant à "Without you",  la plage qui clôture cette oeuvre inachevée,  c'est la réplique d'une face B de 45 Tours du groupe "Wham!". N'ayons pas peur des mots : cette chanson est inutile.

Les conclusions sont accablantes ; c'est très moyen, et ça confirme l'observation générale que "moins c'est bon, plus il faut en faire autour pour accaparer l'attention". Il est d'ailleurs fort probable que la renommée internationale du groupe ne survivra pas au delà de ce premier album.

 

A écouter jusqu'à la quatrième chanson, surtout pas plus loin.

 

 

Empire of the Sun

Walking on a Dream

Tarif : 3/10

 

 

Ecoutez:

Standing on the Shore

Walking on a Dream

We are the people


20/11/2009

Mes albums cultes - The Cure - Disintegration

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Enregistré en 1989, "Disintegration" est le 10e album studio de The Cure. Il marque un virage dans la carrière de la bande à Robert. Mais plus qu'un retour aux sources, il s'agit là d'une évolution de ce qu'ils avaient fait de mieux à leurs débuts.

 

Tout d'abord, remettons cet album dans son contexte. The Cure est un groupe phare de ce qu'on appelle la "cold wave", un mouvement rock sombre venu d'Angleterre, dont la naissance remonte à la période post-punk de la fin des années septante. Après deux premiers albums dissipés, mais tout à fait écoutables, Robert Smith et ses accolytes nous avaient gratifié d'une somptueuse "trilogie sombre" ; trois albums intimes et cultissimes, profonds et noirs à souhait. La suite, c'est le coeur des années 80, durant lequel le groupe s'était construit une autre image, en trempant dans le pop rock guilleret et entraînant. 

 

L'apogée de la décennie 80 faisant sentir son haleine, le groupe décide d'abandonner la légèreté qui le caractérise depuis quatre albums. 5 + 4 = 9 pour ceux qui ne suivraient pas... Sort alors "Disintegration", considéré par beaucoup comme la suite de "Pornography", le troisième volet de la "trilogie sombre" sorti en 1982. Tout aussi profond, mais moins lugubre, et plus accompli. Les guitares, les violons synthétiques, et la voix unique de Smith ... tout cela sent le parfum Cure à des kilomètres.

 

La première plage est sans doute ce qu'on a fait de mieux en ouverture d'album. C'est le triomphant "Plainsong", à l'introduction filandreuse, ne révélant la voix de Robert Smith qu'après 2 minutes 30, alors qu'on ne l'y attendait plus. Nombre de fans de Cure rêvent, le jour de leur mariage, d'entrer dans l'église sur ces notes.


Suivent les singles... "Pictures of you", long et submergeant, plonge dans l'atmosphère de l'album ceux qui n'étaient pas encore tout à fait attentifs. "Love Song", déclaration d'amour naïvement belle, est certainement le titre le plus formaté de l'album. Robert nous montre à nouveau sa prédisposition à écrire des chansons passe-partout, avec autant de talent que d'autres titres plus abstraits. Quant à "Lullaby", c'est la plus époustouflante histoire d'homme-araignée qui puisse exister. Cette chanson inter-générationnelle est tout simplement parfaite.

 

Jusque là, on en a déjà pris plein les oreilles, on pense que c'est fini... mais ça ne fait que commencer. "Fascination Street" élargit à nouveaux les horizons de l'album. Elle est pure, agressive, la basse s'éclate et les guitares s'en donnent à coeur joie. Sur "Prayers for rain", la batterie est convulsive, la guitare et les synthés ensorcèlent. Après un plus doux "Same deep water as you" arrive la plage titulaire, "Disintegration". Fragile et émotive, la voix de Smith s'arrache pourtant à ses tripes. Les deux dernières, "Homesick" et "Untitled", sont comme des câlins après l'orgasme.

 

Dans le contexte de sa sortie, cet album a du rassurer les fans de la première heure. Après une suite d'albums destinés à étendre leur public, et l'un ou l'autre 45 tours parfois folichon, The Cure était, toujours et même mieux que jamais, capable de les faire trembler.

 

Aujourd'hui, vingt ans plus tard, il nous en reste une pléiade de symphonies pop rock langoureuses, qui n'a rien absolument rien perdu de son esthétique.

 

 

The Cure

Disintegration

1989

 

 

Ecoutez

Lullaby

Love Song

Fascination Street

Disintegration (live)

 


 

 

 

 

 

 

18/11/2009

Dernières écoutes - Patrick Wolf - The Bachelor

Patrick Wolf - The Bachelor



Vous ne le connaissez peut-être pas. A tort si c'est le cas, car Patrick Wolf est un des artistes les plus doués de la génération actuelle.


Ce jeune anglais légèrement déjanté possède une sensibilité hors du commun. Son style singulier est un mélange de musique électronique et de pop rock, où le violon est constamment mis en avant. Rien d'étonnant, puisque Patrick en joue depuis sa tendre enfance. En 2004, à peine âgé de 21 ans, il sort son premier album qu'il intitule "Lycanthropy". Il y passe pour un jeune prodige délurément génial - pour l'anecdote, le narrateur de son premier site web officiel n'est autre que ... son chat, décédé quelques semaines avant la mise en ligne. Que ce soit dans son art ou son comportement, sa griffe se fait déjà bien ressentir.


Aujourd'hui, le garçon s'est assagi, et son répertoire se construit avec plus de maturité. "The Bachelor" est musicalement plus complet que ses précédentes créations. On y retrouve également la tendresse qui manquait à "Lycanthropy" - bien qu'excellentes, des chansons d'alors comme "Blood Beat" ou "To the lighthouse" étaient dénuées de toute douceur.


Sur ce nouvel opus, Wolf entretient son aisante faculté d'enchaîner des titres d'inspiration différente. Après une courte première plage d'introduction, bande son parfaite pour le passage d'une fusée dans un tunnel, l'album s'ouvre sur le magistral "Hard Times". C'est une de ses chansons qui mériterait le titre de "tube" si seulement les oreilles du monde étaient moins encrassées ... Plus objectivement, ça ressemble à du rock opéra, mais rassurez-vous, c'est franchement bon. Suit "Oblivion", sur laquelle Patrick rappelle une structure digne de ses débuts, avec un beat décalé, posé sous une mélodie acrocheuse mêlant guitare et violon. Ce dernier instrument reste d'ailleurs omniprésent jusqu'à la dernière note. Arrive ensuite la plage titulaire, "The Bachelor", qui nous plonge en pleine influence celtique. Ce courant irlando-breton se poursuit d'ailleurs sur les 5e et 6e plages. Ce qui est légèrement long ; on pourrait lui reprocher de ne pas alterner plus vite avec un style différent, car on commencerait presque à se croire en pleine BO du Seigneur des Anneaux. Mais ne jouons pas les acariâtres, puisque le paysage change radicalement sur "Count of Casuality", vibrante dans les choeurs et les percussions. Suivront encore "Who will" et "Backdown", belles bien qu'un peu trop ... communes, au contraire de "The Sun is often out", émouvante, où Patrick pousse sur sa voix, par dessus des mesures de ... violons, encore et toujours.

Sur "The Bachelor", Wolf étale parfaitement son aisance à assembler ses différentes inspirations, afin de revêtir un habit unique. Même si hélas, les coutures de cet Arlequin moderne ne soient pas toujours de bonne confection. Présentes sur cet album, "Vulture" et "Battle" semblent tout droit sortir de la BO d'un film de bagnoles tunées. Comme dirait l'adage, "personne n'est parfait". Patrick Wolf non plus, même s'il s'en rapproche.


Patrick Wolf

The Bachelor

Tarif: 7/10


Ecoutez:

Hard Times

The Bachelor

Count of Casuality


Redécouvrez:

The Magic Position

Blood Beat


 

16/11/2009

Dernières écoutes - Zoot Woman - Things Are What They Used To Be

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Il aura fallu six ans à la bande à Stuart Price pour sortir un nouvel album. "Things are what they used to be" n'est que le troisième du nom. Supposons qu'il a eu d'autres chats à fouetter durant tout ce temps, mais pendant que les amateurs oubliaient lentement son existence, les vrais fans commençaient à s'impatienter. Alors, l'attente valait-elle la peine ?

Recadrons tout d'abord l'univers Zoot Woman, pour ceux d'entre vous qui ne connaîtraient pas, ou qui auraient oublié à quoi ça ressemble. C'est un monde d'allégresse et d'entrain, sans prétention aucune, où les sonorités pop électroniques sont omniprésentes. Sorti en 2000, le premier album "Living in a magazine" était d'ailleurs un évident hommage rendu aux Allemands de Kraftwerk, les pioniers du genre.

Dès les premières secondes de ce troisième album, l'évidence éclate :  malgré la longue absence, Zoot Woman n'a pas retourné sa veste d'un bouton de manchette. Ca démarre comme de la bonne eurodance de l'an 2000. "Just a friend of mine" est une ritournelle plutôt dancefloor-style. Elle aurait pu s'appeler "Le retour de Benjamin Diamond" ou "David Guetta arrête enfin la musique pour beauf'". Et précisément, ça ne s'arrête pas là ! En fermant les yeux sur "Lonely by your side", on imagine deux filles à la longue chevelure qui dansent au ralenti, les yeux fermés, des grains de sable collés aux joues, le cou légèrement cambré, les doigts à moitié serrés... Décidément, leur sens de l'enjouement n'a pas pris une ride. Les mélodies sont percutantes, convaincantes, mais parfois trop. Les premières plages ne persuaderont sans doute pas les oreilles strictes ; ça ressemble à s'y méprendre à de la musique commerciale. Sauf que ça ne l'est pas, donc si vous avez des principes, oubliez-les bien volontiers. Voyez plutôt ça comme un repas dans un fast food altermondialiste.
 

Ensuite, on quitte la piste pour gagner l'univers VIP de Zoot Woman. Les beats se font plus poussifs, et la tension monte d'un tantinet. Mais la voix (trop) fluette de Johnny Blake empêche les compositions de basculer du côté obscur. Ca reste donc globalement sain et bon esprit. On regrettera simplement l'absence d'un titre bien zen, sorte de successeur à leur merveilleux "It's automatic". C'est purement personnel, mais ça reste une de mes chansons préférées au réveil. En attendant, sur ce galet-ci, seule la plage "blue sea" est légèrement plus temporisante que le reste.

 

En conclusion, il ne faut pas s'attendre à l'album du siècle, mais les fans ne seront pas déçus. Ils le disent eux-mêmes sur la pochette : Things are what they used to be.


Zoot Woman

Things Are What They Used To Be

Tarif: 6/10


Ecoutez:

Memory

We won't break

Just a friend of mine (version acoustique)

15/11/2009

Concert - Editors, Atelier Luxembourg, 13/11/2009

 

Au vu du changement de cap opéré par Editors sur leur troisième album studio, on pouvait craindre de s'ennuyer... mais il n'en fut rien. Au contraire, c'est un véritable karsher d'adrénaline qui a arrosé l'atelier ce vendredi soir.



Les talentueux et jeunes Macchabees ont parfaitement assuré la première partie. Je n'en parlerai pas en détails ici, puisque je ne manquerai pas de consacrer un article à leur album studio. Signalons seulement que c'était une de ces premières parties qui, à elle seule, valait le déplacement.



Venons en donc directement au hors d'oeuvre... Editors débute son concert comme le dernier album, par la chanson "In This Light And On This Evening". Le groupe rassure d'amblée son public par une interprétation directe et vigoureuse. L'enchainement est immédiat avec "An end has a start" et les fans se mettent déjà à crier. La machine est lancée et le groupe réussira la performance de maintenir ce rythme endiablé durant tout le concert. Même les titres du dernier album, pourtant si calmes sur platine, n'en diminueront pas l'intensité.



Durant près de deux heures, ils alternent avec aisance les extraits de leurs trois albums. Blood, Lights, Munich, Bullets, Racing Rats, Papillon, Smokers outside the hospital doors,... Bien qu'on les aie en tête, on n'imagine pas que leur répertoire contient autant de chansons accrocheuses. Des titres plus lents comme Fall, Camera ou The Weight of the World, sont volontairement oubliés afin de conserver le même niveau de puissance du début à la fin. Ainsi, aucune seconde de répit n'est accordée au public, pour son plus grand bonheur.


Malgré ses mimiques de toqué, Tom Smith contrôle parfaitement son show. On ne voit d'ailleurs que lui, tantôt armé d'une guitare à la main, qu'il tient comme une carabine, tantôt assis devant le piano, la tête plongée dans ses mélodies, tantôt debout au milieu de la petite scène, gratifiant l'assemblée de ses mouvements de danse saccadés. La communication avec le public se limite à de courts et secs "thank you" entre les chansons, Tom économisant son énergie pour celles-ci. A ses côtés, les trois autres musiciens sont pour le moins effacés. Preuve en est qu'ils restent dans l'ombre ; les spots lumineux sont le monopole du très charismatique chanteur. En fond de scène, un large écran numérique diffuse de fortes lumières dont la couleur change d'une chanson à l'autre, afin de naviguer entre les ambiances.



Le concert se finit sur "Bricks and Mortar", puis le groupe disparait. Encore assoiffé, le public en réclame. Tom et sa bande reviennent pour libérer leur "Papillon", avant de cloturer leur magistrale prestation par un "Someone says" bien trempé.

 


C'est un de ces concerts qui filent à une vitesse folle, et laissent sans voix. C'est également de cette manière qu'un groupe gagne le respect.


Editors, Den Atelier, Vendredi 13/11/2009

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