30/11/2010

Suivez le fil

 

N'ayant pas trouvé à cet article une digne introduction, sujette à vous laisser pantois, voici donc tout simplement quelques lignes à propos des derniers albums passés par mon lecteur mp3.

 

Tame Impala - Inner Speaker


tame impala.jpgDes vagues de guitares, un incessant effet planant, quelques sons qui crachent, et l'écho d'une voix au timbre proche de John Lennon. Avec ces ingrédients et d'autres, le groupe australien Tame Impala nous plonge en plein coeur du rock psyché. Plus qu'intemporel, Inner Speaker nous fait également perdre la notion du temps. Chaque chanson est dressée comme si elle durait 20 minutes, et l'album pourrait en soi passer pour une seule grosse chanson alternant les nuances. Quoi qu'il en soit, cette ambiance colorée ne tarit pas de la première à la dernière seconde. Faites toutefois attention à ne pas vous noyer dans ce côté répétitif, bien accentué par la boucle qui termine la dernière plage "I don't really mind".

Tarif : 6.5/10

Ecoutez : Solitude is bliss

 

 

Maximilian Hecker - I Am Nothing But Emotion, No Human Being, No Son, Never Again Son


max hecker.jpg2010 est l'année où ce songwriter allemand et pianiste de talent s'est offert un nouveau look, et de nouvelles inspirations. Sur cet album tout frais, c'est un Max retrouvé qui nous ouvre l'antre de son cortex. Si la mélancolie est toujours au rendez-vous, ses captivantes mélodies d'antan font place à des compositions plus profondes. L'émotion est intense, mais hélas trop évasive. De fait, cette projection intérieure a quelque chose de gênant, et surtout de trop personnel. Pris avec le recul nécessaire, et d'un point de vue purement musical, cet album paraît monotone, et répétitif. Seul un fan contemplatif pourra réellement en saisir l'essence.

Tarif : 6/10

Ecoutez : Nana

 

 

Xiu Xiu - Dear God, I Hate Myself

 

xiu xiu dear god i hate myself.jpgCe titre relate à lui seul tout le ressenti que provoque cet album. Composées à partir de réelles percussions et de sons électroniques disparates, les chansons du Californien Jamie Stewart sont cruellement poignantes. Tremblante et à vif, sa voix se fond parfaitement dans cette osmose mélancolique. En résulte un album très touchant, dont la musicalité expérimentale fait part d'une style unique, vierge de toute influence. "Dear God, I Hate Myself" est la preuve que la musique studio contemporaine peut exprimer un réel sentiment artistique. A découvrir pour les mélomanes explorateurs, et autres amateurs d'émotions intenses.

 

Tarif : 7.5/10

Ecoutez : Chocolate makes you happy

 

 

John Grant - Queen of Denmark

 

johngrant.jpgSur scène, où il gère actuellement les premières parties de Midlake, John Grant est époustouflant. Son album séduit également, mais dans une moindre mesure. Ses chansons sont belles, douces et inspirées, mais elles ont aussi un arrière goût de seventies trop prononcé. D'un avis personnel, il manque à cet album un soupçon de fraîcheur, et à certains titres une dose d'émotion que la voix de Grant, trop canalisée, ne parvient pas à soutenir. Il plaira cependant beaucoup aux nostalgiques de John Miles et de Supertramp, pour ne citer que ceux-là.

 

 

Tarif : 6/10

Ecoutez : I Wanna go to Marz

 

 

Bombay Bicycle Club - Flaws

 

bombay-bicycle-club-flaws.jpeg Entièrement construit autour d'une guitare acoustique, Flaws est un album très intimiste. La voix du chanteur Jack Steadman, douce et tremblante, y ajoute une pointe d'émotion. L'ensemble est toutefois un tantinet monotone, et manque légèrement de vie. Le côté relaxant, inhérent à ce style romantique, est enfoui sous une certaine tension qui masque l'arôme désiré et attendu. l'ensemble n'en reste pas moins plaisant, sans toutefois être exceptionnel.

 

 

 

Tarif : 6/10

Ecoutez : Flaws

 

 


Curry & Coco - We Are Beauty

 

curry coco.jpgDirectement inspiré par la synthpop des années 80, cet assortiment de mélodies électroniques simplistes peut de prime abord ressembler à une blague du genre "Pop! Goes my heart" - je vous laisse ici à vos références cinématographiques. Il s'agit avant tout d'un album très fun, d'un duo se donnant l'allure musicale d'un Boys Band asexué. Deux ados qui s'éclatent sans prétention sur un dancefloor de cartoons japonais. Toutefois, de par sa simplicité, la fraîcheur du concept s'essoufle au bout de quelques titres, malgré le coup de fouet apporté par les premières plages.

 

Tarif : 5.5/10

Ecoutez : Sex is fashion

 


26/11/2010

Two Door Cinema Club @ Orangerie du Botanique, Mardi 23 Novembre 2010

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Two Door Cinema Club est au rock ce que Lionel Messi est au football. Ils sont jeunes et discrets, mais leur jeu a quelque chose de magique. Et surtout, ça a l'air si facile quand on les regarde ! Ce mardi, l'Orangerie du Botanique est apparue bien trop petite pour le potentiel de ces natifs d'Ulster. Cette fougue, et ce don inné pour composer des tubes pourraient leur permettre de remplir des salles de plusieurs milliers de personnes, s'ils signaient avec une Major. Mais qu'ils s'en gardent bien, car ils y perdraient certainement une partie de leur âme !

 

A moins qu'un LP extraterrestre ne tombe du ciel au cours les 4 prochaines semaines, leur petit premier Tourist History sera mon album préféré de l'année. De même que leur prestation au Pukkelpop, en août dernier, fut pour moi la meilleure des 3 jours du festival. Il arrive souvent qu'on soit déçu quand on sait à quoi s'attendre, mais ce fut loin d'être le cas ce mardi. Le rythme fut soutenu du début à la fin, TDCC alternant les tubes de leur album avec de nouvelles chansons, aussi fraîches et accrocheuses que les premières. Ils ne s'arrêtaient que pour prendre la température du public, de la bouche de leur chanteur, le juvénile Alex Trimble.

 

Au sein de la foule, le concert démarra très calmement. Les spectateurs demeuraient immobiles, bougeant à peine la tête de l'avant vers l'arrière. L'enthousiasme grimpa au fil des chansons, pour atteindre un véritable niveau de liesse puisqu'on vit même un fan se payer une tranche de crowd surfing devant la scène. De l'Orangerie, TDCC nous avait transportés jusque dans la plaine du Pukkelpop.

 

Le seul défaut du concert fut sa durée, une heure dix à peine. TDCC n'ont, il est vrai, qu'un seul album à leur discographie. Même en rajoutant des titres inédits, la cadence imposée et l'émotion dégagée firent passer ces 70 minutes pour une petite demie-heure. Lorsque les lumières se sont rallumées, on en aurait bien repris pour autant.

 

 

Two Door Cinema Club,

Orangerie du Botanique, mardi 23 Novembre 2010.

 

24/11/2010

Orchestral Manoeuvres in the Dark @ Atelier, Dimanche 21 Novembre 2010

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Trente ans après, que reste-t-il de la New Wave ? L'écransante majorité des groupes éclos après les vagues punk et disco des seventies se sont logiquement éteints. Une poignée de formations, Depeche Mode en tête, sont toujours au top. Puis il y a ceux qui, bien que toujours actifs, semblent ne jamais avoir trouvé la porte de sortie des années 80. Telle image pourrait s'appliquer à O.M.D. Omniprésents dans les charts dès 1980, la notoriété de ces Anglais pâlit à l'aube des années 90. S'en suivit une longue pause, sans doute forcée par le manque d'inspiration. Ainsi rangea-t-on les manoeuvres orchestrales dans le noir, au fond du tiroir à souvenirs. Ce tiroir poussiéreux se rouvrit soudainement à leur reformation, il y a une paire d'années, et une nouvelle tournée les conduisait à l'Atelier ce dimanche 21 Novembre. Est-ce l'annonce d'un nouvel album à paraître, 14 ans après le dernier ? Ou le fait que jamais en 32 ans de carrière, O.M.D n'avait mis les pieds sur une scène luxembourgeoise ? Quoi qu'il en soit, le concert affichait soldout, et rarement l'Atelier avait atteint un tel niveau d'exaltation.

 

La modernité de la prestation fait s'envoler les préjugés restant. Présentée sur deux niveaux, la scène fut le théâtre d'un lightshow complet et millimétré. Aux deux synthétiseurs s'ajoutent une batterie au son très pur, ainsi que la voix intacte du chanteur Andy McCluskey. C'est lui qui s'occupe de faire le show, fourmis dans les mollets et masque de sueur sur le visage. Mais plus que la transpiration, il dégage le naturel, souriant sans cesse, se baissant pour serrer des mains et allant même caresser le crâne rasé du chargé de la sécurité. Musicalement, si le public comptait se voir transporter trente ans en arrière, c'est le contraire qui se produit. Le groupe fait venir à 2010 ses tubes de jadis, qui n'ont soudain plus grand chose de désuet. Mise à jour, l'électropop d'O.M.D a même un sacré goût de fraicheur. Le public apprécie, et le groupe aussi, puisqu'entre chaque chanson, ils prennent quelques secondes pour profiter de l'ovation qui leur est réservée, certes inopinée, mais sûrement pas volée.

 

Si ce concert ne m'a pas conduit dans les méandres les plus reculés de la musique alternative, il ne m'en a pas moins donné une sacrée pêche. J'ai donc, à mon tour, retiré O.M.D du tiroir de l'oubli, pour les placer dans celui des bonnes surprises de l'année.

 

 

Orchestral Manoeuvres in the Dark

Atelier - Luxembourg, Dimanche 21 Novembre 2010.

 

 

 

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19/11/2010

Midlake @ Atelier, Jeudi 18 Novembre 2010

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Avec leurs six guitares dont une basse, les membres de Midlake ont donné à la petite scène de l'Atelier une allure de camp gypsy. Mais loin du monde des roulottes nomades, leur musique nous parachute davantage sur les plaines californiennes des années 70. En témoignent leur look mi-hippie, mi-koh-lantesque, "longue barbe longs cheveux" comme dirait l'autre, qui les empêchera à jamais de faire sponsoriser leurs tournées par Gillette ou Wilkinson.

 

Ce monde qui les caractérise, leur musique si pure et eux-mêmes, jamais ils n'y catapultèrent le public. On croyait voir une bande d'amis jouant autour d'un feu de camp, autochtones d'un endroit privé, et peu ouverts à accepter que des étrangers viennent s'asseoir à leur côté. Leur jeu de scène inexistant suffit à installer ce malaise. Les pieds coulés dans une chape de béton, les yeux rivés sur le manche de leur instrument ou fermés comme au summum de la concentration, un débit de paroles limité à l'essentiel de la courtoisie "Hello thank you for coming", autant d'éléments qui repoussaient les spectateurs à une distance conséquente, là où il leur était impossible de partager l'émotion du groupe.

 

La monotonie du concert ne fut troublée que par un énèrgumène qui, du fond de la salle, s'adressait directement au groupe en hurlant, entre chaque chanson. Lequel groupe ne manquait pas cette occasion pour charrier le pauvre fan, s'offrant par là même l'occasion d'enfin paraître sympathiques. Car dans l'ensemble, leur attitude fermée nuisit au concert. Musicalement très relevée, la prestation en devint terre-à-terre, et trop semblable à un album que l'on écoute chez soi. Ce jeudi, Midlake ne m'a pas fait décoller comme je l'aurais souhaité.

 

Midlake,

Atelier (Luxembourg), Jeudi 18 Novembre 2010.

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16/11/2010

Kate Nash - My best friend is you

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Le concept musical de la parolière qui gratte une guitare n'est pas neuf. L'Italienne Gianna Nannini l'exploitait déjà il y a plus de vingt ans, de sa voix aussi rauque que le moteur de la Benetton de son pilote de frère. Aujourd'hui encore, les femmes artistes qui se suffisent à elles-mêmes ne sont pas rares ; citons entres autres Amy Mac Donald, Leslie Feist, Laura Marling, ou encore la première dame d'un grand pays francophone voisin. (Notez que cette liste ne comprend pas Lady Gaga ; c'est intentionnel, et si vous vous offusquez, alors ce blog n'est pas fait pour vous).

 

Parmi ce contingent féminin, le "petit plus" apporté par Kate Nash consiste en un grand bol d'air frais. Petit bout de femme de 23 printemps, la Londonienne fait également partie de cette vague d'artistes qui se sont fait un nom grâce au site Myspace. Cette année sortait déjà son second album, intitulé "My best friend is you".

 

La particularité de ce disque est qu'il est riche en émotions. Dans un style piano-guitare très aéré, proche de ce qu'on appelle l'Easy Listening, la pétillante roussette déploie une énergie incroyable pour donner vie à chacune de ses chansons. Alternant les aubades mélancoliques et les couplets joyeux, mélangeant les rythmes, se faisant tantôt douce, tantôt plus dure, Kate entretient une dynamique telle qu'elle transforme son album en un récital de comptines "pop". L'ensemble devient une comédie animée au sein de laquelle, de par sa voix délicieusement naïve, elle plante l'héroïne. On ne s'ennuie pas une seule des 49 minutes, même qu'on en redemande lorsque le rideau tombe sur le morceau caché.

 

Cet album reste toutefois destiné à un public ne disposant pas d'un taux anormalement élevé en testostérone. Le risque serait alors de le trouver fort niais. Un minimum de sensibilité est donc requis pour en ressentir les effets, qui sont ma foi fort efficaces.

 

 

Kate Nash

My Best Friend Is You

Tarif: 7/10

 

 

Ecoutez:

Kiss that Grrrl

Pick Pocket (live)

I Just Love You More


Alter Bridge @ Atelier, Jeudi 11 Novembre 2010

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Mouvement musical indissociable du 20e siècle, le rock semble aujourd'hui s'être essoufflé. Les grands médias des années 2000 ne reflètent que les tendances musicales populaires, souvent adressées à un public bourgeonnant. Quant aux mélomanes incompris, ils trouvent leur bonheur dans des styles hybrides, tel le Post Rock ou le Pop Indie. Mais quid du vrai rock? Entre l'afro-commercial "Bling Bling", le genre intellectuelo-dépressif, ou encore la variété folichonne pour ménagères, la scène actuelle garde-t-elle une place pour les distorsions et longs solos de guitare ? Ou bien la lignée directe des Led Zeppelin, Boston ou autres Kansas est-elle sur le point de s'éteindre, aux aurores du 3e millénaire?

 

Pardonnez le faux suspense de cette introduction. Evidemment que non, le rock n'est pas mort. S'il ne brigue plus le sommet des charts, il continue néanmoins de nous fournir régulièrement des groupes de talent qui, à l'époque pas si lointaine de Metallica ou Guns n'Roses, auraient eux aussi connu la gloire, et d'incessantes diffusions de leurs clips vidéo sur MTV. L'un de ces bands, Alter Bridge, se produisait à l'Atelier ce jeudi 11 novembre. Né sur les cendres de Creed, ce groupe de Detroit en a principalement gardé le Line Up, puisqu'on y retrouve le guitariste Mark Tremonti, ainsi que le charismatique chanteur Myles Kennedy.

 

ABlive1.jpgTout autant que les solos de guitare de son compère, la voix de Myles est impressionnante. Elle porte puissamment les mélodies, tout en restant profonde, nette, et dénuée de toute agressivité. Cette dernière remarque s'applique d'ailleurs à l'ensemble du groupe. Le rock est parfois diabolisé à cause de son aspect exagérément purgatif, mêlant hurlemants bestiaux, pogos chaotiques et crowd surfing foireux où les spectateurs risquent de laisser une côte, un oeil, ou quelques dents. Mais Alter Bridge apporte la preuve qu'on peut faire du rock avec ce qu'il faut de sobriété. L'adrénaline est parfaitement dosée d'un bout à l'autre, et l'ambiance peut par moments se faire plus intimiste, lorsque Myles s'empare d'un tabouret et d'une guitare sèche pour, seul sur scène, jouer LA balade sentimentale de leur répertoire. Pour le reste, le groupe aligne ses "tubes" au nombre impressionnant, et fait découvrir son nouvel album au public de l'Atelier, pendant deux heures d'un concert électrique et rempli de classe.

 

Une telle fougue, et surtout un tel professionnalisme, font d'Alter Bridge de dignes héritiers du rock. Avec de tels représentants, ce genre légendaire n'est pas près de rendre son dernier souffle.

 

 

Alter Bridge

Atelier (Luxembourg), Jeudi 11 Novembre 2010.

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14/11/2010

Kele @ Atelier, mardi 9 novembre 2010

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En matière de fréquentation, le public luxembourgeois est imprévisible. Tout comme certains groupes peu connus sont étonnement annoncés Sold out lorsqu'ils se produisent au Grand-Duché, d'autres artistes mieux référenciés peinent à attirer les foules. Ce fut encore le cas ce mardi 9 novembre, où l'Atelier était à ce point dépeuple qu'on se serait cru à un show case privé. A vue de nez, une centaine de personnes étaient venues applaudir Kele Okereke, pourtant auteur d'un premier album impeccable, et accessoirement leader d'un des groupes de rock les plus marquants de la dernière décennie...

 

101109 Kele Atelier (3).jpgQuoi qu'il en soit, l'adage qui dit que les absents ont toujours tort était d'application. La grosse poignée de fans présents eurent droit à un vrai concert électro. Entendez un "live" à proprement parler, totalement instrumentalisé, où le sampling ne produit pas l'essentiel des mélodies, et où le musicien principal ne s'appelle pas "Windows Media Player". Oui, on en a déjà vus...

Pour son projet solo, Kele s'entoure d'un vrai groupe, composé d'un énergique batteur au look de Ninja, d'un autre type très discret qui bidouille derrière une console, mais surtout d'une ravissante petite claviériste, dont la chevelure blonde s'envole lorsqu'elle sautille sur le rythme derrière ses synthétiseurs, monopolisant l'attention des yeux en manque de rinçage. Quant à la vraie star, celle dont le nom clignotte au dessus de la scène dans une enseigne de néon bleu, elle se concentre davantage sur son chant, si particulier, pinçant tout de même une guitare sur l'un ou l'autre morceau.

 

 

101109 Kele Atelier (14).jpgKele inspire la sympathie, avec son air simple et naturel, ses fringues de ville, et son grand sourire digne du chat de Chester. Proche de son public, il lui parle entre chaque chanson, n'hésitant pas à entamer une conversation avec Stéphanie, une Irlandaise du premier rang qui l'apostrophe avec fougue. Après deux minutes, il conclut ce dialogue par un humoristique "You're making me very impopular to all those guys... Stephanie, this next song is for you... and, ok, for all of you too!" qui provoque rires et huées moqueuses.

Pendant chaque morceau, l'anglo-nigérian se lâche, dansant sur chaque parcelle vide de l'étroite scène. Il en descendra une fois, se perchant sur la barrière de sécurité, parmi ses fans tout heureux de pouvoir le toucher. Le pauvre était pourtant malade comme un chien, sans doute est-ce pour cette raison que le concert durat à peine une heure, rappels compris. Mais son état vaseux ne se remarqua que lorsqu'il s'en confessa, précisant lui-même en début de rappels: "I'm giving you a few more songs and then I'm gonna throw up all night long...", toujours armé du même sourire resplendissant.

 

Pour ce qui est de la play list, Kele déroula les titres de son album solo, motivant le public sur les tubes On the lam et Tenderoni. Il n'oublia pas ses groupies de la première heure, en leur proposant un medley de Bloc Party, ainsi qu'une reprise à sa sauce du poignant "This modern love", qu'il n'avait de son aveu jamais tentée en live. Menée d'un bout à l'autre dans une ambiance très positive, ce concert aurait mérité une audience largement plus nombreuse, et ce malgré sa courte durée, seul reproche pouvant en être fait.

 

 


Kele,

Atelier (Luxembourg), mardi 9 novembre 2010.

 

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