26/06/2013

Junip (éponyme)

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Dans les années 2000, José Gonzalez s’est fait un nom grâce à ses reprises acoustiques personnelles de titres références. Son plus grand succès reste sa plus qu’étonnante version de Heartbeats. De ce tube électro de ses compatriotes de The Knife, Gonzalez a fait une balade désenchantée à vous paralyser les membres et vous exploser les glandes lacrymales. Quelques années plus tard, soit aujourd’hui, cet artiste à la sensibilité peu commune sort le second volet de ses aventures en bande, un album qui porte le nom de son trio : Junip.

 

Ce disque ne fait que confirmer que José a trouvé sa voie dans la musique acoustique. Difficile cependant de greffer sa griffe d’une étiquette bien précise. Il emprunte un peu du folk, un peu du psyché, relève la sauce de sa voix très particulière, levée et placide, pour concocter une musique un peu nomade et apatride. Ni Elias Araya, ni Tobias Winterkorn, ses deux partenaires dans l’aventure Junip, n’ont tenté de lui coudre une autre veste, si bien que ce nouvel opus ne fait que prolonger une ligne déjà bien tracée. Peut-être trop bien tracée ; si le son, simple et naturel, est plaisant, il est également un peu passe-partout, légèrement tendu mais pas réellement scotchant. On pourrait leur reprocher de ne pas avoir osé se lâcher davantage. Mais après tout, si c'est ça qui leur plait …



Junip (éponyme)

Note :



Ecoutez :

Line of Fire


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