28/08/2013

Suede - Bloodsports

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A l’instar des Cranberries et des Smashing Pumpkins, Suede a connu son heure de gloire dans les années 90, avant de disparaître à l’aube du nouveau millénaire, pour mieux se reformer quelques années plus tard. Ceux qui, comme moi, ont eu la (mal)chance d’assister à un concert de la clique à Billy Corgan ces deux dernières années, émettront une réserve quant à l’utilisation du mot « mieux » dans la phrase précédente. Mais inutile de tirer sur le corbillard, ceci n’est qu’un aparté dans la présente chronique.

 

Le quintet londonien mené par Brett Anderson, chanteur-lover au nom bien … suédois, goutait alors au succès international, certes, mais ne provoquait pas tant l’hystérie des fans que les deux précités. Seuls quelques singles tels "Animal Nitrate", "So Young", "Beautiful Ones", raisonnent à l’oreille des trentenaires d’aujourd’hui, comme un rappel de leur insouciante jeunesse.

 

Ce premier album post-reformation débute plutôt pas mal, par "Barriers" et "Snowblind", deux titres « coup de poing » à la carrure de single. La suite, quelque peu moins emballante, barbotte dans un pop rock romantique un tantinet trop formaté. Sur la fin du disque, trop placide, l’ennui commence à se faire ressentir. On se sent bien rajeunir, bercés par la voix pinçante et si particulière d’Anderson, mais c’est bien là la principale satisfaction ressentie. A un autre band, on reprocherait de vouloir faire du neuf avec du vieux. Loin d’être mauvais, Bloodsports manque toutefois d’une sérieuse prise de risque, et de ce peps vivant et insouciant, qui nous gardait alors devant MTV, lors des après-midi pluvieux.

 


Suede

Bloodsports

Tarif :



Ecoutez:

Barriers


11/08/2013

Editors - The Weight Of Your Love

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Cela fait maintenant deux albums que Tom Smith et ses ouailles se cherchent une nouvelle identité. Après s’être essayés à l’électro sur « In This Light and on this Evening », avec plus de satisfaction que de réelle distinction, voilà maintenant qu’ils s’engagent sur la route, que dis-je, sur l’autoroute de la facilité. Une chose est sûre : ils appuient tant et plus sur ce trait tiré sur un post-punk qui leur convenait pourtant si bien.

 

En témoigne un nouvel opus 100% pop rock, fidèle à leur nouvelle image de groupe plus si alternatif que ça, mais si lourdaud qui aurait pu s’appeler « The Weight » tout court. Entre faux tubes peu convaincants et moments confidentiels plus désolants que déchirants, ce disque sonne comme du U2 période Joshua Tree, mais de seconde catégorie. Seule réminiscence de la belle époque New New Wave de leurs débuts : la voix sombre de Smith, qui ne colle pas vraiment avec ce style nouveau. Un timbre qui, durant les titres voulus intimistes, s’envole de façon gênante et peu naturelle. The Weight of your love est le nouveau chapitre d’un groupe en mutation, qui souhaite s’ouvrir les portes de la grande foule, mais qui à coup sûr provoquera le rejet de quelques premiers fans.


 

Editors

The Weight Of Your Love

Note : 


Ecoutez:

Formaldehyde