09/06/2014

Kasabian - 48:13

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En dix ans de carrière, le quintet de Leicester s’est fait une réputation dans le milieu du rock anglais, grâce à l’efficacité de leur rock bien à eux. A la fois bien pêchue et sans prise de tête, leur musique se targue de quelques variations de rythme et de musicalité, finement dosées, de façon à éviter de tomber dans la rengaine, tout en respectant la patte originelle. Ce cinquième album démontre que cette griffe, reconnaissable entre mille, est encore loin de s’essouffler.

 

 

On  y retrouve, sans surprise et avec joie, ce rock festif et sans fioriture, auquel colle parfaitement un chant affirmatif et nonchalant. Des refrains qui s’incrustent en tête, aptes à faire dodeliner cette dernière avec allégresse. Des hymnes dorés à point pour faire sautiller une plaine de festival. Bref, du Kasabian tout craché. Plus loin, l’album se pare d’un soupçon de trouble, aidé par quelques phrasés électroniques. Et pour faire la transition, de légères pauses agissant comme des verres d’eau, ou des trous normands, ou des bananes entre deux sets. Les reprises n’en sont que bonifiées. C’est le rock alternatif qu’on aime, celui qui embras(s)e les (bonnes) foules.

 

 

Kasabian

48:13

Note: ♪  

 

 

Ecoutez:

Eez-eh 

05/06/2014

LIARS - Mess

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Les trois New-Yorkais de LIARS ont cette coutume particulière de changer d’inspiration à chaque nouvel album. Une sorte de protocole artistique qu’ils s’imposent à eux-mêmes, et remarquablement mis en oeuvre même si les variations d’un opus à l’autre ne sont pas forcément radicales. Mais bien qu’ils n’enchainent pas encore musette et hardcore, un certain nombre d’artistes que je ne nommerai pas, parmi lesquels Christophe Maé, feraient bien d’en prendre de la graine (quitte à tirer sur l’ambulance, autant aussi shooter dans le cercueil).

 

Le titre du petit nouveau, qui signifie « désordre » pour les non-bilingues d’entre vous, insuffle l’idée d’une purge où se libèrent des litanies fracassantes et déstructurées, qui vacillent sur la frontière du bruit. En vérité, il n’en est rien, puisque ce disque surfe sur l’électro-rock gothico-industriel. Mess est conçu sur des rythmes tribaux, et un son qui mêle mélodies perlées et beats cadencés. Rapidement, il créé une atmosphère chargée d’envie et d’anxiété, sentiment renforcé par un chant nonchalant et caverneux. Ce disque n’est pas le bordel annoncé, néanmoins il surprend, car aussi intemporel que percutant. Tel un bootleg naturel entre Bloody Beetroots et les Sisters of Mercy, qui libère une angoisse à la fois subtile et purgative, sorte de gigue kaléidoscopique dont ses auteurs ont le secret. Original, succulent, et pas forcément hors de portée.

 

LIARS

Mess

Note :  ♪  

 

Ecoutez:

Mess on a Mission