21/01/2014

Détroit - Horizons

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Loin de moi l’envie de souffler sur les cendres d’une polémique vieille de plusieurs années, ou de donner vie à un nouveau débat n’ayant rien de plus constructif. Je constate néanmoins qu’il est un mécanisme, au sein de la nature humaine, qui brise les louanges et fustige la source de celles-ci, lorsque l’individu qui en est le sujet est aussi l’auteur d’un drame socialement inacceptable. Démonstration : que se passera-t-il si j’affirme sur ce blog qu’Adolf Hitler était le roi de la crêpe Mikado ? Eh bien, malgré l’inexistence de liens entre talent culinaire et tendances génocidaires, l’existence simultanée des deux étant dès lors parfaitement réalisable, je risquerai censure et diabolisation pour propagandisme extrême. Demandez donc à Lars von Trier ce qu’il en pense, après sa mésaventure de Cannes 2011. Il vous dira qu’aujourd’hui, le politiquement correct est un patron incompétent qui a la trouille du pouvoir dont il dispose.

 

Cette introduction extra musicale pour affirmer ce qui suit : même s’il a fait du très moche dans sa vie, Bertrand Cantat n’en est pas moins un putain d’interprète compositeur. Une évidence qui explose tel un feu d’artifice, après quelques secondes à l’écoute de ce nouveau projet, qui témoigne avant tout d’un fort désir d’accomplissement artistique. Car Cantat aurait pu baisser les bras, après la reformation inachevée de Noir Désir et moult autres bâtons dans les roues (qu’ils soient justifiés ou non, ici on s’en fout, c’est ce que j’essaye de vous expliquer dans le premier paragraphe).

 

En ouvrant cette boîte de Pandore sans autre ornement que son contenu, se déroule un fil d’une brillante tristesse et d’une remarquable poésie. On se laisse subjuguer par ces interpelantes métaphores, on se sent porter et envahir par ces sombres mélodies, dans l’ensemble posées, voire minimales dans les moments où seule une guitare répète quelques coups sous les mélopées cantales. Les quelques explosions, surgissant par surprise, se mesurent avec une certaine sagesse et un impact immédiat. Il y a, aussi, cette voix campée et tendue, à vif (qui peut franchement se contenter de Grand Corps Malade après avoir écouté ça ?). Beauté et émotion, grâce et abandon, profondeur et proximité, Horizons a tout du disque parfait. Cantat et Humbert nous offrent ici le meilleur album français depuis le Bleu Pétrole de Bashung. N’en déplaisent à certains.

 

 

Détroit

Horizons

Note :

 

 

Ecoutez:

Ma Muse

Droit Dans Le Soleil

 

01/01/2014

TOP 50 Albums 2013

C'était donc 2013, avec ses buzz, bonheurs et catastrophes. De cette année écoulée, j'ai retenu les 50 albums suivants, que j'ai classés dans un ordre de préférence aussi décroissant que personnel (et donc, subjectif). Je prévois de subir le courroux des puristes, pour avoir volontairement laissé "Reflektor", le dernier Arcade Fire, sur la 51e marche. Sacrilège ! Je sors également la pierre de rosette du placard, me préparant à déchiffrer les éventuels commentaires impraticables de ceux qui pourfendront l'absence de Daft Punk, Robin Thicke ou pire, Miley Cyrus. Sérieusement les gars, faudrait vraiment vous mettre à la musique, la vraie.

C'était donc 2013, en 50 albums. Enjoy, et je vous souhaite une excellente année 2014 !


 

everything_everything.jpg 50. Everything Everything - Arc





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49. Vampire Weekend - Modern Vampires Of The City





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48. Soldout - More




 

 

COVER_SUSHI.jpg47. Sexy Sushi - Vous n'allez pas repartir les mains vides ?





misskittin_callinglp_600.jpg46. Miss Kittin - Calling From The Stars





nakedfamous_rollingwaves.jpg45. The Naked And Famous - In Rolling Waves





tchitchitchi.jpeg44. !!! - Thr!!!er





palegrey.jpg43. Pale Grey - Best Friends





Junip-Junip.jpg42. Junip - Junip





Polica-Shulamith.jpg41. Poliça - Shulamith





Au-Revoir-Simone-Move-In-Spectrums.jpg40. Au Revoir Simone - Move In Spectrums





The-Bloody-Beetroots-HIDE-copy-1024x1024.jpg39. The Bloody Beetroots - Hide





Kurt Vile-Walkin On A Pretty Daze.jpg38. Kurt Vile - Wakin On A Pretty Daze





the veils.jpg37. The Veils - Time Stays, We Go





disappears-era.jpg36. Disappears - Era





I-Am-Kloot-Let-It-All-In.jpg35. I Am Kloot - Let It All In





MGMTMGMT.jpg34. MGMT - MGMT





Mosquito-by-Yeah-Yeah-Yea-001.jpg33. Yeah Yeah Yeahs - Mosquito





moderat-ii.jpg32. Moderat - II





franz.jpg31. Franz Ferdinand - Right Thoughts, Right Words, Right Actions





holograms-Cover_1400-720x719.jpg30. Holograms - Forever





Bleached-Ride-Your-Heart.jpg

29. Bleached - Ride Your Heart





manic-street-preachers-rewind-the-film.jpg28. Manic Street Preachers - Rewind The Film





IAMX - The Unified Field.jpg27. IAMX - The Unified Field





mogwai_les_revenants.jpg26. Mogwai - Les Revenants





Mount_Kimbie.jpg25. Mount Kimbie - Cold Spring Fault Less Youth





like-clockwork-hd-2-626x626__75105_zoom.jpg24. Queens Of The Stone Age - ... Like Clockworks





PLACEBO_LOUD-LIKE-LOVE.jpg23. Placebo - Loud Like Love





david-bowies-the-next-day-001-1361815326.jpg22. David Bowie - The Next Day





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21. Bonobo - The North Borders





Kings-of-Leon-Mechanical-Bull-2013-1200x1200.png

20. Kings of Leon - Mechanical Bull





Johnny-Marr-The-Messenger.jpg19. Johnny Marr - The Messenger





primal scream.jpg18. Primal Scream - More Light





Detroit-Horizons.jpg17. Détroit - Horizons





JoyFormidableWolf_jpg_630x960_q85.jpg16. The Joy Formidable - Wolf's Law





AllahLas.jpg15. Allah-Las - Allah-Las





Daughter_Black_small.jpg14. Daughter - If You Leave





tricky.jpg13. Tricky - False Idols





the-national-trouble-will-find-big.jpg12. The National - Trouble Will Find Me





Miles-Kane.jpg11. Miles Kane - Don't Forget Who You Are





hurts-exile-cover.jpg10. Hurts - Exile





james-blake-overgrown-410.jpg9. James Blake - Overgrown





CHVRCHES.jpg8. CHVRCHES - The Bones Of What You Believe





dans_dans.jpg7. Dans Dans - I/II





foals-Holy_Fire_II.jpg6. Foals - Holy Fire





delta-machine-album.jpg5. Depeche Mode - Delta Machine





white lies.jpg4. White Lies - Big TV





Atoms-For-Peace-Amok-cover.jpg3. Atom For Peace - Amok





girls in hawaii.jpg2. Girls In Hawaii - Everest





Sigur-ros-kveikur.jpg1. Sigur Rós - Kveikur

18/12/2013

Pet Shop Boys - Electric

Pet Shop Boys Electric.jpg

 

Parmi les groupes qui ont fait les beaux jours de l’electro pop des années 80. peu ont pu s’adapter aux changements imposés par les décennies suivantes. Si des formations comme OMD, Human League ou Pet Shop Boys existent toujours, elles se sont trop peu renouvelées depuis, en tout cas pas assez que pour marquer les esprits, et ainsi parvenir à extraire leur image de la décennie aux boucles d’oreille losangiques.


Les Pet Shop Boys disposent pourtant d’un fameux palmarès. Premier single… pardon, « 45tours » intitulé West End Girls, et premier gros carton international. C’était en 1985. D’autres numéros 1 suivront, It’s a sin, Always on my mind, Heart jusqu’à Go West en 1993, tube dont l’accent kitsch dépareille déjà, à l’époque où la techno et le grunge prennent les rennes du marché. A titre de comparaison, aucune chanson de Depeche Mode n’a jamais atteint le top des charts anglais. Mais en 2013, ceux sont eux qui remplissent des stades. Quant aux Pet Shop Boys, ils sont passés dans l’ombre, parce qu’ils n’ont pu, ou voulu, se renouveler, prendre des risques, ou qui sait, décevoir leurs premiers fans. Sorti cette année, leur dernier album n’est toutefois pas dénué d’intérêt. On y trouve des sons différents, certes pas innovateurs, mais qui témoignent d’une légère modernisation de leur patte.


Ces instants qui tiltent doivent se mériter. On passe d’abord par Axis, plage d’ouverture dont la fraicheur tient plus de la trance des années nonante que du dubstep actuel – on imagine mal Neil Tennant quitter son costume trois pièces pour un look à la Skrillex, cela dit. Suivent Bolshy, aussi lassante que du Kraftwerk contrefait, période « Pocket Calculator », et Love is a Bourgeois Construct, air léger, typiquement tamponné « PSB », dodelinant, mais vite agaçant.


La suite, bigrement plus intéressante, ne laisse plus rien transparaître de cette légendaire allégresse.  Basses et percus abandonnent leur usuelle gentillesse, sans pour autant exploser. Fluorescent intrigue comme du Visage et marque comme du Hot Chip. Le rythmé Inside a Dream, armé de sa sauce club, dégourdit comme du Simian et s’invite volontiers en tête. Quant au punchy Shouting in the evening, il se libère de l’éternelle emprise du groupe. C’est peut-être bien la première fois qu’on ne reconnait plus les Pet Shop Boys sur une de leurs chansons. Jusque la fin de l’album, seul Thursday brise la mouvance, ramenant cette impression de « déjà entendu » qui nous hante à chaque album du duo londonien -  ce titre étant, comme un pied de nez, produit avec Example, un de leurs descendants sur la scène anglaise.


A l’écoute d’Electric, on peut, légitimement ou pas, percevoir un message de Tennant et Lowe, nous disant que oui, ils sont capables de suivre le rythme, et de moderniser leurs compositions. Mais qu’ils n’en ont, peut-être, pas envie, préférant toujours le léger au profond, le festif à la conscience. Qu’ils s’en foutent pas mal de passer pour des ringards auprès du grand public, pour ceux qui savent encore qui ils sont, tandis que Depeche Mode rameute de nouvelles générations, et que New Order fait déjà partie de l’histoire de la musique. Ou bien s’agit-il simplement d’un album de musique électronique, venant d’un groupe qui, soit-dit en passant, s’apprête à fêter ses trente ans d’existence, sans que cela n’y transparaisse fatalement.

 

Pet Shop Boys

Electric

Note :



Ecoutez:

Fluorescent

Inside a dream


11/12/2013

Suivez le fil

 

MGMT (éponyme)

MGMT_MGMT.jpgTrois ans après le très décevant « Congratulations », les MGMT prennent leur revanche avec un album éponyme, largement orienté vers l’électro-rock psychédélique. Ce nouvel opus nous plonge dans une ambiance tempérée, en forme de rêve éveillé, au cœur de laquelle zénitude et mélancolie se confondent en écho et dans le calme. Parmi ces dix nouveaux titres, il ne faut espérer trouver une pépite addictive et populaire, tels que furent jadis Kids ou Time to pretend. A défaut, le sextet américain réussit à greffer à ce disque une identité propre, en y dressant une atmosphère profonde et consistante. Ils prouvent de cette façon que leur talent ne s’était pas entièrement évaporé après leur premier album. Pas imparable donc, mais non moins dénué d’intérêt, ce troisième album de MGMT est au final une bonne surprise.

Note :

Ecoutez : Your Life is a Lie

 



Mount Kimbie - Cold Spring Fault Less Youth

Mount_Kimbie.jpgDuo très influent, Mount Kimbie sort un remarquable second album dans un style electro chill minimaliste, mais pas tant que ça. Les Anglais y usent et abusent de mélodies planantes et hypnotiques, sur lesquelles perlent de multiples percussions, fines et choisies sur le volet. La basse joue un rôle secondaire, mais elle sublime les titres sur lesquels elle intervient. Quant au saxophone, très discret, il ajoute à l’ensemble un gramme de sensualité. On peut regretter les pauses « Hip Hop », qui gênent davantage qu’elles n’étendent les variations de style, ainsi que l’imperfection de la production, sans doute désirée, mais qui n’apporte pas de réelle valeur ajoutée. Un son peaufiné à la perfection aurait sans doute eu le mérite d’exister… mais nous ne le saurons jamais.

Note :

Ecoutez : Home Recording

 


Anna Calvi – One Breath

anna_calvi_one_breath.jpgOn ne sait quelle mouche a piqué Anna Calvi, qui semble prendre son rôle de diva du rock au pied de la lettre. En témoigne ce nouvel album blues rock paré d’un style très 20e siècle, à l'orchestration légère mais à l'atmosphère pesante. Certains titres feraient d’ailleurs de parfaites BO pour de prochains films de James Bond. La blonde nous livre une interprétation tendue, très théâtrale, et saupoudrée d'un peu de folie, qui rompt avec la lisseur de son premier et précédent opus. Qu'elle se tasse ou s'envole, elle garde une parfaite maîtrise de sa voix, sans ressentir le besoin d'en rajouter des caisses. Globalement… car à la longue, les complaintes, gémissements ou longues tirades litaniques (lisez : de nombreux« haaaan » et « Haaa ha ha haaa ») peuvent lasser. Le paradoxe gênant de One Breath se situe dans l’opposition entre, à certains instants ses surprises, et à d’autres, son manque de sincérité. Anna n’est pas encore la nouvelle PJ Harvey, bien qu’elle y travaille.

Note:

Ecoutez : Sing to me

07/12/2013

The Naked and Famous - In Rolling Waves

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Contrairement à ce qu’inspire ce nom, The Naked and Famous n’est pas un nouveau groupe de Miley Cyrus. Il s’agit d’un quintet néo-zélandais, ayant fait grand bruit sur les ondes il y a deux ans avec Young Blood, un single smashy dont le gimmick vous perfore la boîte crânienne et vous ricoche en mémoire pendant des heures. Par rapports à d’autres groupes d’electro-rock, comme MGMT ou M83, le son « N&F » se caractérise par un chant féminin maniant le doux, la grâce et la puissance. Musicalement, on reste dans l’electro-rock émotionnellement haut-perché.


Sans surprise, In Rolling Waves déroule le même son haut et incisif. Nappé d’une larme d’écho, il mêle le rock à l’électro, le long de mélodies et  refrains construits pour s’incruster en tête. Certains titres sont des « follow-up », au format calqué sur les hymnes du premier album. Une stratégie de composition peu originale… mais tant que le succès est au rendez-vous,  il arrive que des  groupes durent 30 ans de cette façon (et on en connait !). Par ailleurs, c’est en grande partie grâce à ces chansons-là que cet album prend du relief. Autre part, les tentatives mélancoliques, certes honorables mais un peu plates, se solderont par des trous de mémoire. Au final, ce second album de The Naked and Famous s’apparente à une exploitation riche et profonde d’une griffe maison, percutante et alternative, qui taille sa route en profitant du chemin débroussaillé par le répertoire existant. Plaisant donc, mais guère surprenant.



The Naked and Famous

In Rolling Waves

Note : 


 

Ecoutez :

Hearts Like Ours

I Kill Giants

 

04/12/2013

Manic Street Preachers - Rewind the film

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De l’histoire extra-musicale des Manic Street Preachers, on retient surtout la disparition de Richard James Edward en 1995. Les deux semaines précédant une tournée promotionnelle aux States, Edward vide son compte en banque, retrait après retrait. Et du jour du départ, il ne donnera plus jamais signe de vie.  Une enquête permet de retracer son itinéraire ; son appartement de Cardiff, un hôtel de Newport, un bus, un taxi et enfin, une station service près du Severn Bridge, au nord de Bristol. D’autres témoignages existent, mais les conclusions sont que c’est de ce pont qu’il a mis fin à ses jours. Quand on évoque sa disparition, c’est au sens propre, car son corps n’a jamais été retrouvé. Edward ne sera déclaré mort « présumé » qu’en 2008.

 

Quant aux autres, ils ont continué à jouer sans lui. Sortant la bagatelle de cinq albums dans cette dernière décennie séculaire, et cinq autres dans la suivante. Toujours dans un style propre, un rock pop, propre, mais légèrement écorché. Avec leur longévité, et leur répertoire garni de tubes (« Motorcycle Emptiness », « A desire for a life », « La tristesse durera » en français dans le texte, « If you tolerate this your children will be next », ou ma préférée « There by the grace of God »), les Gallois sont sans doute l’un des groupes les plus sous-estimés de sa génération.

 

Rewind the film sort du cadre habituel. Moins spontané, et plus cérémonial, pour offrir au final autant de profondeur. Il multiplie les featuring (Lucy Rose, Richard Hawley, Cate Le Bon) et les orchestrations (cordes et cuivres, percussions variées), dans une atmosphère mêlant gaité et mélancolie, qui tient parfois du conte, bien influencée par le rock opéra des 70s. Les mélodies accrochent rapidement, apaisent et captivent sans créer de tension. Ne souffrant que de l’absence d’une explosion qui le rendrait presque parfait, le onzième bébé des Manic’s affiche une grande maturité. Aussi surprenant que ravissant.

 


Manic Street Preachers

Rewind the film

Note : 

 

 

Ecoutez:

Show me the wonder

Rewind the film

 

02/12/2013

Suivez le fil

Dirty Beaches – Drifter / Love is the devil

 

dirty-beaches-drifters-love-is-the-devil.jpgLa musique du Canadien Alex Hungtai ne respire pas la joie de vivre. Un son shoegaze et low-fi, bricolé sur du matériel tout collé de bière renversée, et dépressif à en sentir des cafards ramper sous les vêtements. Le genre à vous imprimer en tête migraine et idées noires. Pourquoi dès lors, ne pas éjecter cet album crasseux de sa platine après le premier morceau, le second pour les plus conciliants d’entre nous ? A cause de son atmosphère lourde, entêtante et envahissante. Peut-être aussi parce qu’il rappelle quelque soirée passée, aussi mystique qu’embuée.

 

Note :

Ecoutez : Casino Lisboa

 

 

Mikal Cronin - MCII

 

Mikal-Cronin-MCII.jpgBien qu’il officie au sein de plusieurs formations, Mikal Cronin, compositeur aux cheveux longs, trouve le temps de faire des albums en solo. MCII, le second, libère un rock zen, naturel et intemporel. A vrai dire, tellement aéré qu’il ne fait que passer en coup de vent. Rempli de béatitude, inspirant la détente, ce disque manque toutefois d’une vraie personnalité, d’un caractère propre, apte à marquer les esprits. D’un point de vue ambiance, c’est gai comme une plaine de festival ensoleillée. Mais musicalement, ce n’est pas vraiment authentique, ni hors du commun. On se retourne une fois ou deux, avant de passer à autre chose.

Note : 

Ecoutez : Change


 

Karl Hyde – Edgeland

 

Karl_Hyde_-_Edgeland_2013.jpgQuand le chanteur d’Underworld taille la route seul, il emprunte les départementales fleuries. Suffit les beats ravageurs de Born Slippy ou Push Upstairs. Sur son album solo, Karl Hyde (dont les traits rappellent autant Eric Zemour que Christophe Hondelatte) batifole gaiment dans un champ de pâquerettes, en caressant des petits lapins aux yeux de manga. Edgeland comprend neuf chansons, longues même quand elles ne le sont pas. De sa voix coulante et monotone, il nappe des mélodies platoniques et répétitives, gentillettes mais pas vraiment tendres ni intenses. Sympatoche, mais pas vraiment indispensable.

 

Note : 

Ecoutez : Cut Cloud