06/09/2012

Netsky - Netsky 2

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Petit Boris ne deviendra pas grand … il l’est déjà ! Par la taille certes, mais surtout par le talent. Le démontre ce deuxième album du projet électro de cet Anversois mieux connu sous le nom de Netsky, et simplement intitulé Netsky 2. Comme son prédécesseur sorti en 2010, ce disque est un recueil de tubes électrisants, trempés dans un moule drum n’bass ; un style qui a le défaut de provoquer rapidement la lassitude, via un rythme inamovible et peu aidé par des mélodies généralement primaires. Boris Daenen évite ce piège avec brio, alternant tout au long de son menu les sauces dub step, hip hop ou raggamuphin, tant et si bien que jusqu’au quinzième et dernier titre, l’ennui pointe rarement le bout de son nez.

 

Garnis de beats sulfureux et de refrains accrocheurs, des titres comme Love Has Gone ou Come Alive sont imparables, de ceux que l’on réécoute encore et encore, et qui ne laissent aucune chance à la passivité. A côté des titres instrumentaux, on appréciera les diverses participations vocales de Diane Charlemagne ou Bridgette Amofah dont l’éclat apporte du soleil à ces compositions qui, à la base, ne manquent déjà pas de chaleur. Mention spéciale pour Selah Sue sur Get Away From Here ; la plus célèbre Louvaniste au monde offre une prestation sobre mais efficace, qui crée là un contraste intéressant. Vers la moitié de l’album, la griffe de Boris se fait toutefois moins ressentir, avant que surgisse Puppy, un hymne sautillant, charmant et dynamique à la fois. L’album se clôture sur Drawing Straws, dans une veine purement drum n’bass.

 

Netsky 2 est une véritable compilation électro sur laquelle son auteur étale ses capacités et sa créativité. On ne pourra lui reprocher que l’absence d’un véritable fil conducteur.

 

 

Netsky

Netsky 2

Tarif : 7/10

 


Ecoutez :

Love Has Gone

Come Alive

Give & Take (live)


26/07/2012

Hot Chip - In Our Heads

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Cela fera bientôt dix ans que la troupe d'Alexis Taylor et Joe Goddard nous gratifie de son électro pop rythmée et insouciante. Une carrière parsemée de singles accrocheurs, dont les sons peuvent radicalement différer de l'un à l'autre. Tout en conservant une structure pop conventionnelle, Hot Chip explore de nouvelles facettes sonores, et ne se contente pas de servir les mêmes plats d'album en album, en remplaçant les carottes râpées par des choux de Bruxelles.

 

Parlons-en, de Bruxelles. Leur dernier passage entre les murs de l'Ancienne Belgique leur a permis de démontrer un talent de scène peu commun. Ces mêmes chansons, aux versions studio simplement gaies, sont sublimées sur scène, et emportent la foule dans une liesse qu'on n'imagine que trop peu en les écoutant chez soi, sur platine. Très attendu, leur retour est prévu pour novembre prochain. Et pour patienter, il y a de la matière à se mettre sous les écouteurs.

 

Avec In Our Heads, les Londoniens ne trahissent pas leurs bonnes habitudes. Dans la lignée des précédents opus, ce petit dernier distille une atmosphère de fête, pétillante et enjouée. Les bases musicales ne s’éloignent pas de la pop postmoderne, mais la qualité en est une touche électro-funk colorée, qui rappelle les belles années d’un groupe vaguement apparent, Basement Jaxx. On note qu’il s’agit de la principale touche de créativité de cet album qui, dans sa composition, ne surprendra pas les fans. Une chanson d’introduction, aérée et légèrement haletante, puis un ou deux singles, ensuite un slow très pop, et on répète la chaîne jusqu’à la dernière plage. Les titres sont de qualité, la production est au poil, et pour une griffe qui s’accroche à un style bien précis, la musicalité est très variée. L’album compte ainsi quelques tubes qui ne manqueront pas de remuer l’assistance lors de leur prochaine tournée.

 

Si l’on peut se permettre d’être un tantinet difficile, alors peut-être manque-t-il simplement « la » surprise. Le mélange, subjectif et indéfini, entre le « waaaw !! » et le « yeaaah !! », que le groupe parvient à provoquer sans mal, lorsqu’il se trouve sur scène. Comme si le lapin ne sortait entièrement du chapeau qu’une fois tous les projecteurs allumés.



Hot Chip

In Our Heads

Tarif: 7/10



Ecoutez:

How Do You Do?

Night & Day


28/05/2012

Netsky @ Ancienne Belgique

 

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L’Anversois Boris Daenen tire son nom de scène d’un ver informatique baptisé « Netsky.AB. ». Coïncidence plutôt cocasse, c’est sur la scène de l’AB que Netsky posait ses platines ce vendredi soir. Ce jeune prodigue s’est spécialisé dans l’art de la drum n’bass. Son truc, c’est de brasser des beats rapides et souples, avec des mélodies simples de nature, mais extrêmement emphatiques. Iron Heart, le titre qui l’a fait connaître en 2010, condensait des sonorités acid, tout droit sorties des années 90… époque où, on l’imagine, le petit Boris gambadait encore dans son parc, au son des premières ritournelles de Samson en Gert. Give & Take, single annonçant l’arrivée d’un second album, est plus conventionnel mais non moins surprenant. Les machines y font place à des instruments plus classiques, piano et guitare électrique, formant avec les beats un riche mélange de styles.

 

Peu renommé au sud de la forêt de Soignes, Netsky trouve l’essentiel de sa popularité au sein du public flamand. De fait, on n’entend guère parler français entre les murs de l’AB ce vendredi. Parmi la foule, beaucoup de survoltés, quelques-uns bien imbibés, et l’une ou l’autre coiffure qui montrent que le passage de la Tektonic dans nos cultures a laissé des traces. Un public juvénile des plus motivés, qui se presse aux devants de la scène ; l’espace disponible à l’arrière de la salle ferait mentir le box office du soir, lequel affiche pourtant un cinglant sold out depuis plusieurs semaines.

 

Non content du succès populaire de ses compositions, le petit chef en herbe sait aussi comment embraser une foule, en s’entourant de vrais professionnels. Outre un percussionniste et un claviériste, il s’accompagne d’un maître de cérémonie qui, micro bien en main, ne chante ni ne rappe. Sous sa casquette, arborant un t-shirt aux couleurs de son leader, le bougre se contente de poser un flow de paroles sobre et suffisant pour colorer les alliages musicaux. Plusieurs fois, il charrie gentiment les quelques spectateurs assis dans les fauteuils rouges, sur la mezzanine d’en face, précisément parce qu’ils restent assis. Quant à Netsky, qui n’ouvrira jamais la bouche, il trône au centre de la scène et des attentions, derrière son ordinateur frappé d’une pomme. Une vraie frimousse d’enfant modèle, au sourire éclatant de pureté, sorte de « ying » physique de Bryan Molko, avec ses cheveux noir de geai.

 

Dès les premières minutes, le groupe place la barre très haute. Quelques notes à peine, et l’ambiance atteint déjà son paroxysme. Assaillie par la houle électronique, l’Ancienne Belgique se voit plongée dans une dimension intemporelle où ses occupants oublient l’heure qu’il est, le temps qu’il fait, et le cours actuel du pétrole. L’énergie balancée a de quoi décoiffer un chauve, et si le soleil a dominé Bruxelles toute cette journée de mai, la chaleur qui règne dans la salle à cet instant n’a rien à lui envier. Parmi ce public remué apparaissent déjà les premiers torses nus, bientôt suivis des chevelures trempées.

 

Cette intensité ne diminue pas de tout le concert, durant lequel Netsky décoche une drum n’bass aux multiples parfums. La plupart du temps chargée de distorsion, à la sauce Prodigy, elle est par moments nappée de soul, et à d’autres gonflée de ragga, voire même d’un groove emprunté au disco (ce qui n’est pas surprenant, lorsqu’on s’appelle Boris…). Mais elle contient aussi de vraies mélodies de piano, pures et planantes. Le tout porté par des basses percutantes, dont les vibrations viennent souvent chatouiller les oreilles. Grâce à ce mélange de styles, Netsky libéralise la drum n’bass, l’extirpe des caves poisseuses où elle réside habituellement, ne filtre que les ondes positives. De la sorte, il parvient à la rendre accessible à un public de masse, qui adore et qui, après une heure de show, en redemande avec insistance. Le groupe remontera sur scène pour un court rappel de deux chansons, avant de laisser la sauce redescendre, à la grande frustration des nombreux spectateurs galvanisés qui en auraient bien repris jusqu’au bout de la nuit.



Netsky

Ancienne Belgique, Bruxelles,

Vendredi 25 mai 2012

23/03/2012

SBTRKT

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SBTRKT est le nom de scène du DJ londonien Aaron Jerome. Ces dernières années, ses remix de grands noms tels Radiohead, Underworld ou Basement Jaxx lui ont permis d'acquérir une certaine notoriété dans le milieu underground. Son alias, peu évident à prononcer d'un trait, le situe aux antipodes de la ruée vers la gloire. Derrière ses masques africains, Jerome prône l'anonymat de l'artiste au bénéfice de l'oeuvre musicale, alors libre de s'exprimer par elle-même. C'est sous cette succession de consonnes qu'après plusieurs EP, il a sorti son premier album éponyme l'an dernier.

 

Son style mélange le funk et le dubstep. Pour ses compos, il pioche l'influence de façon intemporelle, empruntant au futur l'inédit et l'atypique, et au passé, une sobriété qui se traduit par une myriade de sons électroniques binaires, qui au siècle dernier seraient parus futuristes. Parmi d'autres, des cuillers sur des bouteilles, des xylophones dans une grotte, des gouttes d'eau à écho immédiat et répété, et globalement, des basses et percussions tout aussi synthétiques que le reste, quis emblent ricocher sur les tympans. Cette chimie électronique soutient une mixité de voix et choeurs au parfum de soul, qui alternent chant, soupirs et refrains accrocheurs. Des voix qui réchauffent, et adoucissent la vivacité rythmique, créant un notable mariage des genres.

 

Si certains titres comme "Rights things to do" sont davantage électroniques et contemporains, ils ne se départissent pas de la griffe de l'auteur, sorte de New New Beat ressurgissant vingt ans après la première copie. Et malgré une musicalité artificielle qui ne manque pas de tempo, cet album métissé reste très aéré. A découvrir, tout simplement.

 

 

SBTRKT

Tarif: 7/10


Ecoutez:

Hold on

Pharaohs


06/03/2012

Zola Jesus - Conatus

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Si son nom la prédestinait à devenir championne de tennis, Nika Danilova préféra se lancer dans une carrière artistique. A bon escient. Touchée par la grâce musicale dès le plus jeune âge, elle débute ses vocalises dans le registre de l'opéra. Un peu plus tard, les démons de l'adolescence enflamment son amour pour le rock. C'est à cette période qu'elle choisit son nom de scène, avec l'impression de titiller une esquisse de sacrilège lorsqu'elle mélange les noms de Jésus Christ et Emile Zola. Influencée entre autres par l'oeuvre de Ian Curtis et Lydia Lunch, elle commence par enregistrer des démos dans son flat de Madison, Wisconsin. La suite, c'est trois albums studio, autant d'EPs, et plusieurs participations dont M83 et Former Ghosts.

 

Contrairement à ces derniers, et dans une moindre mesure à leurs cousins de Xiu Xiu, le style Zola Jesus reste abordable. On retrouve bien cette atmosphère lourde, glacée et solennelle, mais l'accent dépressif est nettement moins fort. Conatus diffuse un parfum très concentré d'électro gothique, au sein duquel on devine les influences rock et classiques de la demoiselle de blanc vêtue. Pour la partie chant, Nika émeut comme Siouxie et subjugue comme Florence Welsh, ne diffusant toutefois qu'un minimum syndical de chaleur.

 

L'album peut paraître alourdi par un aspect répétitif, conséquence d'une palette de son très mince. Mais certaines chansons n'en sont pas moins affûtées pour pénétrer l'oreille et bien s'incruster en tête. Conatus a le potentiel de rassembler les fans torturés, tout en s'ouvrant à un public plus large et moins élitiste. Et rien que ça, c'est remarquable.

 

 

Zola Jesus

Conatus

Tarif: 7.5/10

 

 

Ecoutez:

Vessel

Hikikomori

Shivers

24/12/2011

Suivez le fil

Si à l'heure de lire ces lignes, il vous manque un cadeau sous le sapin, si vous disposez d'un disquaire non loin de chez vous, et s'il est encore ouvert, alors peut-être qu'un des cinq albums suivants raviront l'un de vos proches. Ils ne m'ont quant à moi pas laissé indifférent. 

 

 

Digitalism - I Love You Dude

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En 2008, le premier album de ce duo électro marquait les esprits par la puissance de ses titres. Là où d'autres resteraient rivés sur leurs platines, les Allemands élargissent leur horizon, en incluant cette fois une instrumentation complète. I Love You Dude est une création hybride de pop rock et d'électronique, où chant et guitares s'allient aux machines. Si l'électro reste prédominant, ce mélange ouvre les portes d'une nouvelle dimension très subtile, pour un résultat tout aussi cathartique. Un des meilleurs albums électro de l'année, pour un group à voir absolument en live.

 

 

 

Tarif:  7/10

Ecoutez : 2 hearts

 

 

 

Peter Gabriel - New Blood

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Le mythique chanteur anglais a bel et bien craqué pour le philarmonique. Après un premier album de reprises, Peter Gabriel insuffle cette fois une nouvelle vie orchestrale à ses propres compositions, triées sur le volet. Ainsi, nulle trace de Sledgehammer ou Games Without Frontiers. Par contre, l'exercice s'applique à merveille sur In Your Eyes et Solsburry Hill. Si le sang est neuf, les artères restent âgées. New Blood s'adresse donc principalement aux fans. L'absence de réelle surprise, et l'affaiblissement du concept, en sont d'autres bémols. Un troisième album dans la même veine serait très risqué, même si celui-ci est à nouveau réussi.

 

 

 

Tarif:  6.5/10

Ecoutez : Solsburry Hill




Bon Iver - Bon Iver

boniver_boniver.jpgDès les premières mesures, cet album éponyme s'avère bouleversant. La tristesse des mélodies folk, mêlée à la détresse de la voix de Justin Vernon, nous plonge dans une intense mélancolie. Cette magie est hélas à double tranchant, car si son effet est immédiat, sa longueur peut faire baigner cet opus dans une sorte de marasme cafardeux, de sorte que l'écoute en devient gênante. Pour ce qui est de créer de fortes et impalpables émotions, Vernon est indéniablement doué. Mais il doit encore peaufiner son effet de surprise.




 

 

Tarif:  6.5/10

Ecoutez : Perth




Elbow - Build a rocket boys!

elbow-build-a-rocket-boys-front-cover-66499.jpgSur ce cinquième album, les Anglais d'Elbow proposent un rock que l'on pourrait qualifier de platonique. En attestent de longues introductions, une musicalité claire, malicieusement innocente, ou des mélodies langoureuses et répétitives, sur laquelle Guy Garvey verse sa voix de gros nounous comme un coulis de chocolat sur une dame blanche. Et surtout, une absence totale de réelle explosivité. Build a rocket boys! s'absout de toute prise de tête, par une pureté et une simplicité digne de l'âge de la candeur. C'est beau, mais par moments c'est un peu chiant.

 

 

 

 

Tarif : 6/10

Ecoutez : With Love

 

 

 

The Black Box Revelation - My perception

the-black-box-revelation-my-perception.jpgOn connait le style tranchant des Black Box Revelation, qui n'a pas changé d'un poil depuis leur Set You Head On Fire de 2007. Ou coimment harmoniser des sons gras produits d'une guitare et d'une batterie, pour en obtenir un rock garage brut et percutant. La voix de Jan Paternoster, qui semble naturellement low fi, est on ne peut plus conceptuelle. Ce troisième album témoigne que le duo de Dilbeek n'a pas perdu sa pêche. Le disque défile rapidement, et les transitions d'un titre à l'autre sont ambigües. Mais l'énergie balancée demeure lourde et opérante.

 

 

 

 

Tarif : 6.5/10

Ecoutez : My Perception

 

 

Toute l'équipe du Fil Musical (c'est-à-dire moi-même) vous souhaite un excellent réveillon de Noël ! Si en cette sainte soirée, le potage télévisuel vous ennuie, éteignez donc le petit écran et faites chauffer la platine ! Un bon CD en mangeant la bûche, y a que ça de vrai.

01/11/2011

Justice - Audio Video Disco

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Les Français de Justice nous avaient laissé sur un premier album coup de poing. Nous étaient aussi parvenus les échos de leur tournée mondiale, relatée sur un DVD en forme de documentaire vivant et non censuré. Leur périple n'avait vraiment rien de pieux, et face à tant de jouissance et de décibels, on pouvait se demander si ces ambassadeurs de la french touch pourraient relever le défi du second album sans se casser les dents.



Plus profond qu'il n'y parait, ce second opus révèle les premières influences des pensionnaires d'Ed Banger : un bon vieux Hard Rock old school, pas forcément agressif, avec des basses persuasives, des guitares très présentes, des breaks au charleston, et quelques parties vocales hautes. Ce n'est pas pour rien si le duo tire en réalité son nom d'un album de Metallica : "And Justice for all". Et ici, cette recette revival est électronisée à la moulinette de ces robots junkies. Comme sur "Cross" , l'ensemble respecte une palette de sons bien définie, de façon à explorer un style plutôt que de partir dans plusieurs directions.



Audio Video Disco est pourtant très différent de son prédécesseur. On passe d'un electro rock excentrique à du rock electro plus calme. Diffusé il y a peu sur les ondes, le premier extrait homonyme laissait présager un résultat plus explosif. Le petit nouveau alterne bien les rythmes, arpente quelques montées en puissance, mais il semble se retenir d'atteindre une forme d'apothéose avant la plage titulaire, qui termine l'écoute. C'est un autre style, dans lequel beaucoup de fans d'électro pur et dur ne se retrouveront pas. Mais reconnaissons à cet album d'éclatantes qualités. Certes plus lisse, il semble également plus personnel, sorte de matérialisation de la griffe du groupe. Si l'un ou l'autre titre sont empreints de mélodies peut-être trop élémentaires et répétitives, l'ensemble reste difficilement prévisible. La dominance rock peut parfois pencher vers le pop, voire se teinter de funk. Bref, cette nouvelle tournure est surprenante, mais tout à fait digeste. Audio Video Disco est un disque musicalement relevé et original.



Justice

Audio Video Disco

Tarif: 7/10



Ecoutez:

Civilization

On'n'On

Audio Video Disco