09/02/2010

Concert - Air, Atelier Luxembourg, lundi 8 février 2010.

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Air. Duo français ayant propulsé la lounge music à la surface du monde médiatique, à une époque où la nouvelle génération française peinait à s'installer sur la scène mondiale. Ils l'ont non seulement grimpée, mais ils parviennent également à y rester... puisque cela fait déjà 13 ans que leurs douces mélodies tintent à nos oreilles ! On peut parler d'une performance, pour un style musical aussi doux, enclin à la répétition, voire à l'ennui pour ceux qui ne savent pas le manier. Ce lundi, Jean-Benoît et Nicolas nous ont fait l'honneur d'une prestation sans faille ... et oui, j'aime appeler des artistes par leur prénom, histoire de vous donner l'impression que je les connais en personne.

 

En revanche, je ne nommerai pas la première partie, qui était proprement lamentable. Mais quoi de plus normal pour un concert d'Air, que d'être précédé par du vent ? Soit. Après une courte attente, le duo tout de blanc vêtu a posément grimpé les quelques marches menant à la scène, sous les applaudissements non retenus d'un public enthousiaste.

Le concert commence pourtant de manière trop calme. Les airs sont pour la plupart instrumentaux, et lorsque paroles il y a, on peut être surpris d'entendre de telles voix fluettes sortir de la bouche de ces deux être fins et mal rasés. La scène se compose d'une batterie, relativement discrète, d'une basse et de deux double-claviers aux sonorités multiples. Le jeu de scène est très sobre, uniquement rythmé par les effets lumineux des spots, ainsi que les battements de pied très amènes, comme si Jean-Ben et Nico voulaient nous enseigner comment marcher sur une fourmi sans l'écraser.

Après avoir étalé les compositions du dernier album, les vieux tubes montent à l'estrade. Cherry Blossom Girl, Kelly watchs the stars, et même l'une ou l'autre chanson dont on ne connait pas le titre, mais qu'on se rappelle avoir entendu dans une publicité. Et là, on pousse un "ouf" de soulagement : malgré leur décontraction apparente et leur attitude snobinarde, le groupe parvient à emporter le public dans un univers de zénitude complète. Après avoir papillonné durant une heure vingt, ils quittent la scène, sans plus d'entrain qu'à leur arrivée, mais avec un sourire non dissimulé. Car en bas, ça en redemande bruyamment. Ils reviennent donc pour (entre autres) un rutilant Sexy Boy, avant de prendre congé, cette fois définitivement.

 

C'est un concert dont la réussite dépend de son contexte. Si c'est un lundi soir après une journée de boulot harassante, dans une salle intimiste comme l'Atelier, c'est parfait pour retrouver une tension normale. Par contre, en festival, ça passerait moins... Il ne faudrait pas que Slayer soit programmé en même temps sur la scène principale !

 

 

Air

Atelier Luxembourg

Lundi 8 février 2010.

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