30/09/2014

Allah Las - Worship The Sun

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Pour un artiste, l’étape du second album est très importante. Vous le savez, à présent que je l’ai pertinemment détaillé dans la chronique précédente. Dans l’hypothèse saugrenue où vous l’auriez manquée, j’y expliquais qu’hormis la question du timing, se pose celle de l’évolution musicale. L’artiste doit se renouveler, sans aller jusqu’à effectuer un virage drastique. Ceci pour la simple raison qu’il n’y a qu’un bovin pour manger chaque jour la même herbe de la même pelouse.

 

Cette question du renouvellement, les Allah-Las ne se la sont visiblement pas encore posée. Sur cette seconde galette, les Californiens s’accrochent à leur low-fi psyché, digne d’une lointaine époque où même les chauves portaient des fleurs dans les cheveux. A croire qu’elle fut composée et enregistrée en même temps que la première, la durée combinée des deux albums pouvant effectivement tenir sur un seul et même CD. Au-delà du style, les titres sortent du même moule en termes de rythme, format et durée, tel issus d’une production à la chaîne, dispensant leur support de la moindre esquisse de surprise.

 

Il m’est dès lors difficile de trouver de nouvelles choses à dire, par rapport à la chronique publiée il y a deux ans, si ce ne sont de nouvelles blagues capillaires, que je préfère garder pour leur troisième album. De fait, ce registre leur convient tellement bien qu’ils pourraient en sortir dix à la suite. Il y a bien un moment où on finira par se lasser.

 

 

Allah Las

Worship The Sun

Note : ♪ 

 

 

Ecoutez:

Had It All

 

03/09/2013

Suivez le fil

 

Vampire Weekend – Modern Vampires of the city

 

vw.jpgMême si leur son afropop ensoleillé reste séduisant, ce nouvel opus des New-Yorkais apporte peu de fraicheur en regard du précédent. Certains titres comme Ya Hey incitent à la jigue, mais auraient déjà eu leur place sur l’excellent Contra. Pour les autres, le peps n’est pas vraiment permanent. Il manque à Modern Vampires of the cities une réelle authenticité pour atteindre le même niveau. Trois albums et ils ne prennent déjà plus de risque ?

 

 

 

Note : 

 

 

Yeah Yeah Yeahs – Mosquito

 

yyy.jpgCe n’est pas qu’on trouvait le temps long, mais on commençait à se demander où ils étaient passés… Quatre ans après le très convaincant « It’s blitz », Karen O et ses potes reviennent avec, comme de coutume, un OVNI alternatif. Mosquito reste fidèle à leur griffe, cocktail Punk-pop insouciant et explosif, enrobé d’une couche d’électro et remarquable par sa spontanéité – on ne sait réellement pas à quoi s’attendre d’un titre à l’autre. Seul bémol : quelques tranches de douceur, un poil trop longues à mon goût.

 

 

Note : 

 

 

Allah-Las (éponyme)

 

AllahLas.jpgDans la série « On avait déjà entendu ça… mais ça faisait longtemps », le premier album des Californiens d’Allah-Las trempe dans le bon vieux rock rétro. Voix, guitares et production low fi nous replongent quarante ans en arrière, à l’époque de l’apogée de la pilosité masculine. Ce disque éponyme évite la lourdeur de la nostalgie, en proposant de nouvelles compositions colorées, d’un style rock plus dépaysant que réellement poussiéreux. C’est si réussi qu’on pourrait confondre avec un vieil album des Kinks ou des Animals.

 

Note : 

 

 

Miles Kane - Don’t Forget Who You Are

 

Miles-Kane.jpgDeux ans après un debut album mené par deux singles, le fringant Miles Kane revient avec une copie plus relevée. Sur Don’t Forget Who You Are, l’ancien leader des Rascals ne laisse aucune seconde de répit, assumant l’héritage de ses aïeuls grâce à un britrock pétillant. Parmi les 11 titres au format de poche se trouvent quelques tubes imparables, tels « Taking Over », plage d’ouverture irrésistiblement convaincante, ou la plage titulaire qui suit. Tellement frais, british et jubilatoire, ce disque donne au pote d’Alex Turner une carrure plus imposante encore. Ce jeunot, risque fort de marquer les prochaines années de son empreinte.

 

Note :