20/12/2012

Suivez le fil : Maximilian Hecker, Shearwater, BEAK>

 

Maximilian Hecker – Mirage of Bliss

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Après un album plus sombre et personnel, Maximilian Hecker revient à ses premiers amours. Mirage of Bliss est un recueil de balades tendres et mélos, rythmées par les touches de piano et la voix fluette de leur auteur. Il émane de ces chansons un fort parfum de romantisme à l’eau de source, celle à laquelle tout public s’abreuve, qui pourrait légitimement exaspérer ceux qui attendent ‘la’ touche originale. Globalement, on se laisse séduire sans être pris à la gorge. « Max » est un artiste bourré de talent, mais force est de constater que ses derniers recueils peinent à retrouver le niveau de « Rose », son album de 2003 qui reste à mes yeux sa pièce maîtresse. Celui-là même qui, entre touchante singularité et romantisme exacerbé, trouvait le parfait équilibre.

Tarif : 6/10

Ecoutez : The  Whereabouts of love


 

Shearwater – Animal Joy

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Sur leur huitième album, les Texans de Shearwater proposent un rock éthéré, vierge de toute broderie inutile, si léger qu’on entend tinter les cordes de guitare et trembler les touches du piano. Un son pur et si intense qu’il nous emporte dès la première plage, performance d’autant plus louable que les ingrédients de base sont tout ce qu’il y a de plus classique. Entre attendrissement et bouillonnement, la voix de Jonathan Meiburg allie émotion et naïveté spontanée. Les chansons qui se succèdent, préparées à partir d’une recette alternative qui doit beaucoup aux années 80, forment une suite aussi attachante que fascinante. Animal Joy est la recette pour faire du Snow Patrol, mais en bien mieux.

Tarif : 7.5/10

Immaculate

You As You Were



BEAK> - >>

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Si vos références en termes de musique sombre sont Joy Division, Portishead ou Liars, vous n’avez encore rien entendu. Chez les Anglais de BEAK>, il n’y a pas que le nom qui soit décalé. Ce trio formé par Geoff Barrow, musicien de … Portishead, propose un second album très minimaliste et conceptuel. Voire trop. L’accent est placé sur un stress dominant, avec une voix venant des limbes, une orchestration faite de cordes saturées et de sons électroniques froids, et des structures où certaines mesures se répètent à l’infini. Un disque difficilement digeste, volontairement confus, qui ne sort pas, mais s’éjecte du format habituel. Une représentation sonore parfaite des fameuses terreurs nocturnes qui, écouté dans un contexte embué, peut nous glisser dans la tête d’horribles pensées. L’effet souhaité, à savoir provoquer le malaise, est totalement réussi. Mais après, faut pas s’étonner si tout le monde n’aime pas.

 

Tarif : 6/10

Ecoutez : Wulfstan II