28/02/2010

Dernières écoutes - Arid - Under the Cold Street Lights

Arid - Under the Cold Street Lights 004

 


The Cure, The Verve, Dionysos, et Arid. Ces groupes ont tous un point commun. Il ne se situe pas dans le style, ou la musicalité, mais bien dans le fait que le souffle de ces formations est très souvent supplanté par l'aura individuelle de leur mentor. Sans lui, ces groupes n'existent pour ainsi dire plus.


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Jasper Steverlinck, charismatique leader de la formation néerlandophone Arid, possède certainement une des plus belles voix du circuit actuel. Il est très étonnant de ne pas entendre parler de lui en dehors des frontières belges, car son talent les outrepasse allègrement. Sur scène, il est le seul à prendre la parole, il monopolise l'attention du public ainsi que la trajectoire des spots lumineux. Son pouvoir de séduction est énorme, il suffit pour s'en rendre compte de compter les groupies qui se pressent en première ligne, prêtes à se faire flinguer le coeur par le crooner des Flandres. Mais musicalement, ce qui constitue un atout majeur peut toutefois se voir affublé d'un revers... En effet, les chansons d'Arid sont composées en fonction de la voix de son berger, qui au coeur des mélodies occupe souvent la place d'une plantureuse église au milieu d'un modeste village. Le danger de tomber dans la niaiserie est grand... et malheureusement, ce quatrième album en est une démonstration.

Sorti en 2008, le dernier album All things come in wave était un succès, dans le prolongement de la trajectoire empruntée par le groupe depuis ses débuts. Un pop rock mélo très agréable à l'oreille, doté de quelques titres très accrocheurs comme When it's over it's over, Why do you run, ou le splendide If you go, pour se limiter à n'en citer que trois. Sur ce nouvel opus encore tout chaud, intitulé Under the Cold Street Lights, la voix de Sterverlinck ne sert plus les mélodies avec le même équilibre, mais les écrase plus souvent qu'à son tour. Les balades sont trop délicates, semblant exclusivement destinées à un public de minettes. Et plus généralement, d'un titre à un autre, l'album devient rapidement monotone. Pour l'anecdote, tel Francis Cabrel et son "caillou", Sterverlinck parsème ses textes du mot "tonight" sans aucune modération.

Under the Cold Street Lights est donc relativement plat, et décevant. Cela n'enlève toutefois aucune couche à l'étoffe de Steverlinck, ni à la puissance de leurs performances live, qui restent (Dieu merci) tout public.



Arid

Under the Cold Street Lights

Tarif : 4/10




Redécouvrez:


You are (2002)

If you go (2008)

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