13/05/2013

Sexy Sushi @ Nuits Botanique

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Sexy Sushi, c'est l'alternatif de l'alternatif. On peut aussi les considérer comme l’art du grand n’importe quoi, ou l’art par le grand n’importe quoi. Difficile de savoir si ces deux énergumènes cherchent à choquer, contester, ou simplement prendre du bon temps sans se soucier du « pour toi, public ». Difficile de décrire leurs shows par une série de tableaux, tellement le tout paraît surréaliste.

 

Sur scène, il n’est question d’aucune prouesse musicale. Les sons sortent tous du laptop de Mitch Silver, et on en a fustigés d’autres pour moins que ça, pas plus tard que la semaine dernière. Mais le duo se démarque, et comment, par une prestation complètement anarchique. Personne ici ne vous demandera de taper dans les mains, ou de sauter au compte de trois. Par contre, on vous propose un tatouage en direct, et on vous traite de "pédale" si vous refusez. Aguicheuses demoiselles au bonnet rempli d'arguments, on vous invite à rejoindre la scène, en laissant votre soutien-gorge faire du crowdsurfing sans vous. Et au public agglutiné, on jette gros sel par poignées, et miches de pain fraîches du jour. Ne cherchez là ni sens ni raison, il n’y en a aucun, et c’est bien ça qu’on aime. Ce spectacle déjanté colle parfaitement à leur musique au rythme effréné, soulevée par la voix chargée d’écho de Rebeka Warrior. Cette année, celle qui a participé au dernier album de Vitalic a troqué ses lunettes noires et son épaisse choucroute factice pour un masque d’un bleu très épais, ne laissant rien deviner de plus de son éventuelle beauté. A force de vouloir se cacher, on va finir par croire qu’elle est plus « sushi » que réellement « sexy ».

 

Alors que la chafouine persiste à dissimuler son vrai visage, celui du groupe semble se révéler … le message Sexy Sushi est aujourd’hui plus engagé, supporté par de nouveaux textes et quelques scénettes fustigeant la société, et plus clairement l’oppression religieuse. On pense à cette introduction de concert où les protagonistes, à genoux, miment des prières devant une grande croix de frigolite. Laquelle croix finira en morceaux, après avoir été lancée en pâture dans les premiers rangs. Voilà une touche de gravité inattendue, qui certes, reste impalpable au milieu du déluge de décibels. Le problème, c’est qu’elle ajoute un quota de prise de tête à un show qui en est généralement dépourvu. L’ambiance s’alourdit, et en fin de compte, nuit au défoulement par l’absurde, qui reste la marque de fabrique numéro un des Nantais. On n’en est pas encore au point de quitter le chapiteau en fredonnant la ritournelle du « c’était mieux avant », mais il ne faudrait pas que ces deux-là commencent à se prendre trop au sérieux. En attendant et cette fois encore, ils nous ont bien éclatés, merci à eux.



Sexy Sushi,

Nuits Botanique, samedi 11 mai 2013

Note: 



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05/11/2012

LIARS @ Orangerie du Botanique

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Liars sont connus pour leur sens aigu de l’expérimentation, qui s’étend bien au-delà du simple concept de musique alternative. Ce vendredi, sur base de leur dernier né Wixiw, le trio de Brooklyn offre au public de l’Orangerie une prestation en plusieurs dimensions simultanées. Le premier niveau, basique, s’arrête à la simple perception visuelle et auditive. Nous avons face à nous trois artistes dont la pilosité dilettante contraste avec la classe vestimentaire. Affairés sur leurs instruments, plongés en pleine transe tribale comme le serait un conducteur de train sous LSD. Armé de bourdons à répétition, le tableau musical, de type électro rock, nous semble gentiment bordélique. Pour ce qui est du chant, il est à la limite de la justesse. Pour sûr, Angus Andrew n’est pas le genre d’artiste à chanter pour la communion de sa petite cousine, sur insistance de la famille.

 

Mais Liars, c’est bien, éminemment plus que cet apparent fatras. En vérité, le trio nous emmène là où yeux et oreilles s’aventurent rarement : à l’intérieur de l’œuvre. Au fur et à mesure que le concert défile, ce qu’on a sous les yeux se transforme en un tableau d’art contemporain, que l’on voit en 3D sans avoir besoin de porter des lunettes. Un tapis épais et poussiéreux, sur lequel la crasse s’amoncèle depuis la période punk, mais qu’un artiste expressionniste a gratifié de trois coups de pinceau magistraux. Avant de nous en apercevoir, nous sommes aspirés dans cette cuve d’eau de vie parfumée au tournesol.

 

Ce potentiel énorme, ils parviennent à le dompter sans mal. Le fauve s’aventure bien au bord de l’arène, parfois à la limite de leur portée, mais s’arrête avant d’être en mesure de semer le trouble. Ils nous semblent toutefois, à de minces reprises, contrôlés eux-mêmes par leur musique. Une musique en plusieurs dimensions, qui s’introduit en nous comme un clou rentre dans un mur, bien au-delà de l’effet provoqué par leurs enregistrements studio.

 


Liars @ Orangerie du Botanique, Bruxelles

Vendredi 2 novembre 2012.


09/11/2011

Dum Dum Girls @ Rotonde du Botanique, dimanche 6 novembre 2011

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Il est rare de voir aussi peu de monde au Botanique, et pourtant, le groupe qui se produit ce dimanche dans la Rotonde a de quoi attiser toutes les curiosités. Avec leur look sombre et leur attitude snob, les Dum Dum Girls semblent tout droit sorties du clip de Robert Palmer "Addicted to love". Robert Palmer ou un quelconque ersatz en moins, puisqu'il s'agit d'un groupe 100% féminin.

 

A l'heure de monter sur scène, ces filles de l'ouest préparent leur apparence dans les moindres détails, et ne laissent absolument rien paraître de naturel. Dee Dee, la chanteuse ou "meneuse de troupe", s'orne le visage d'un masque de maquillage très pâle, au milieu duquel le rouge de ses lèvres donne le tournis. Il est impossible de se prononcer quant à la beauté de ses traits, et de toute façon, les regards les plus vicieux n'insisteront pas à dénicher la couleur de ses yeux. Pour cause, un top noir de jais au décolleté lacé, et une jupe en cuir si courte qu'elle flirte avec les limites du politiquement correct. A sa droite, une guitariste androgyne, tout aussi sophistiquée, qui pourrait se présenter comme la soeur jumelle de Brian Molko sans que cela ne choque. Et à sa gauche, une sulfureuse bassiste rousse, qui de par son regard hautain et sa bouche plus figée qu'une ligne d'horizon, remporte la palme de l'antipathie apparente. Ce tableau "porno chic" est certainement calculé au millimètre, tout comme le sont leur délectable déhanché en rythme, et l'absence de contact avec le public. A croire qu'au pays des dum dum, le sourire enrhume et a sympathie constipe. Ah oui, j'oublie une dernière fille derrière la batterie, mais en regard des trois autres, sa discrétion la fait littéralement disparaître.

 

Le public n'est pas venu en masse, il est donc aisé de se faufiler aux devants de la scène. A cet endroit, fourmille un parterre de photographes, dont la taille est inversément proportionnelle à l'envergure du concert. Sans doute ces paparazzi d'occasion sont-ils venus fournir en images de futurs articles détaillés sur ces nouvelles égéries du rock, tellement prometteuses qu'elles ne remplissent pas une des salles les plus confinées de Bruxelles. Ou alors, ces petits filous usent de leur carte de presse pour venir se rincer l'oeil ; un dimanche soir, ça vaut toujours mieux qu'un souper tartines-filet américain dans la belle famille. Malgré toutes ces considérations visuelles, Dee Dee et ses copines n'ont rien d'un girls band classique, pour la simple et bonne raison que leur oeuvre présente un aspect musical consistant. Le reste n'est là que pour étoffer l'emballage. D'accord, ne trempons pas dans l'hypocrisie, le fait qu'elles soient plus agréables à regarder qu'un groupe de rappeurs banlieusards agrémente le spectacle. Mais guitare en main, elles ont bien d'autres arguments à proposer.

 

N'étant précédées d'aucune première partie, les dum dum débarquent sur scène avec vingt bonnes minutes de retard. Sans doute le temps nécessaire pour parfaire les grimages et ajuster les corsets. Avare de paroles, Dee Dee se limite à une présentation très succinte du groupe : "We are Dum Dum Girls". Juste au cas où on ne l'aurait pas lu sur le ticket d'entrée, ou sur la peau de la grosse caisse. Ensuite, si ce ne sont de rares et furtifs remerciements, elle n'ouvrira plus la bouche que pour chanter. C'est donc derrière une sorte de barrière invisible qu'elles alignent les chansons, alternant les extraits du premier album avec ceux du second, sans que cela ne brouille le fil conducteur. Sur platine, les deux opus sont en effet fort semblables. Certes tonique, leur rock a dans la durée quelque chose de frustrant. Les titres sont formatés pour ne pas dépasser les 4 minutes. Et comme les filles n'ont aucune envie de combler les breaks, le concert ne dépasse pas les 60 minutes, rappel compris. Musicalement, leur style est accrocheur, même si quelque peu répétitif. Leur rock sonne parfaitement, et la mise en place est impeccable. On souhaiterait simplement qu'elles sortent de leur bulle, et dégagent plus de chaleur. L'indifférence affichée fait peut-être partie de leur image, mais elle est tellement pesante que le spectateur a lui-même parfois l'impression de les déranger.

 

 

 

Dum Dum Girls

Rotonde du Botanique, Bruxelles

Dimanche 6 novembre 2011.

16/10/2011

The Subways @ Botanique, samedi 15 octobre 2011.

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Une certaine rumeur véhicule l'idée que pour faire du bon rock qui déchaîne, un caractère extraverti prime sur une personnalité musicomane. Assurément, la timidité peut porter un préjudice conséquent à l'heure de se lancer dans l'aventure, et un peu plus tard, dans le public. Mais la démarche artistique est réellement moins aisée qu'elle n'y paraît ! Il ne suffit pas de pousser des hurlements dignes de ceux qui suivent une violente fermeture de porte sur le petit orteil. Ni de gratter sa guitare comme un névrosé qui ne sait pas dans quelle position placer la fermeture éclaire de son blouson. Un style aussi bouillant nécessite tout d'abord une fine précision musicale. Etre capable de construire une suite de chansons simples et exaltantes, en ne tombant ni dans la répétition, ni dans l'imitation. Ensuite, il requiert une énergie bouillonnante, et la capacité de la canaliser, afin de proscrire la moindre demi seconde d'ennui auprès de son public. A ce titre, on peut dire que les Subways se trouvent parmi les meilleurs au monde à faire ce qu'ils font.


Billy Lunn, le charismatique chanteur du trio, porte les cheveux rouges et le regard ardent. Un inaltérable sourire de potache lui fend les joues jusqu'aux yeux, qu'il a chargés d'adrénaline. Il invective la foule, ne la traitant pas moins avec respect et affection, et distribue à la pelle les riffs de guitare assassins. Charlotte Cooper, vêtue de son habituelle robe argentée à paillettes, sautille basse en main, comme une petite fille jouant à une version accélérée de la marelle. Elle prête également sa voix fluette au chant criard de son compère. Au milieu des deux, le batteur Josh Morgan ne pipe mot, mais fait son boulot à merveille. Sous les yeux du public de l'Orangerie, le duo fait preuve d'une présence vive et complémentaire. Aucun des deux ne tient en place... Lunn court d'un extrême de la scène à l'autre, se dresse en son bord pour prendre la température de la foule, se hisse sur la batterie pour en sauter sur les reprises. Et Charlotte... sautille, de gauche à droite, comme si ses semelles étaient équipées de ressorts avec batterie branchée sur secteur. La playlist de ce samedi fait la part belle au nouvel album "Money and Celebrity", non sans comprendre d'anciens classiques comme le très attendu "Rock n'roll queen". L'occasion pour certains zigotos de la foule, quelque peu éméchés, de grimper sur scène pour en sauter illico, et se faire porter par les mains des premières rangées. Ceux qui hésitent à se lancer, ou qui veulent simplement s'incruster, sont vigoureusement chassés par la sécurité, alors que le groupe continue de jouer en observant la scène avec amusement.

 

Les Subways montrent un réel attachement à leurs fans, Lunn leur parlant beaucoup, et les remerciant chaleureusement après chaque titre, en français dans le texte. Il est de notoriété que le public belge est généralement l'un des préférés des artistes de rock, mais au contraire des natifs de Welwyn Garden City, tous ne le leur rendent pas. A ce titre, l'énergie du trio est on ne peut plus communicatrice, et fait de ce concert un délire de célébration à recommander à tous les dépressifs.

 

 

The Subways

Orangerie du Botanique, Bruxelles

Samedi 15 octobre 2011


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04/04/2011

Patrick Wolf @ Botanique, vendredi 1e avril 2011

 

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Patrick Wolf est un artiste hors norme.

 

Tout d'abord dans sa présentation. Ses oreilles décollées, sa longue et mince silhouette, sa démarche lunaire et précieuse, l'affublent d'une dégaine digne du président du Groland. Quant à son look, il est à géométrie variable. Ce vendredi, il avait opté pour un costume très carré, bien en place. Pourpre de la tête aux pieds, cheveux compris.

 

Son caractère est également incertain. Lors de son dernier passage au Botanique, en 2009, il n'en pouvait plus de blablater, à propos d'histoires folichonnes, ou d'anecdotes parfois très personnelles. Mais cette fois, Patrick a l'humeur maussade. Peu loquace, il enchaîne les titres sans un mot, si ce n'est le conventionnel "Thank you" collé à la dernière note de chaque chanson, précédant la salve d'applaudissements censée justifier cette locution, si toutefois elle est sincère. Il faut attendre trois bons quarts d'heure pour qu'enfin, il esquisse un premier sourire, en direction de sa claviériste. Il ne s'adressera directement à son public qu'une seule fois, peu après, simplement pour annoncer une nouvelle chanson. Le même public qui, plus tard, attendra vainement un second rappel durant quelques longues minutes, avant que la lumière ne se rallume définitivement, et qu'on ne le convie à quitter la Rotonde.

 

Mais avant tout, Patrick est un vrai artiste. L'un de ceux qui vous emmènent dans bien plus d'endroits que l'unique lieu renseigné sur le ticket de concert. S'il s'entoure de musiciens, c'est tout simplement parce qu'il n'a que deux mains. L'ubiquité lui permettrait d'assurer tout seul ses représentations, tant il touche à tous les instruments présents sur scène ; le piano, la harpe, la guitare, le violon, le yukulélé, se succèdent entre ses doigts, sans jamais laisser paraître dans son jeu une quelconque forme d'amateurisme. Du haut de ses 27 ans, il est déjà musicien chevronné. Cette richesse instrumentale permet, en une heure trente, d'explorer une kyrielle de directions, tant musicales qu'émotionnelles.

 

Le début du concert est relativement conventionnel. Avec sa voix sanglotante, Patrick créé une atmosphère touchante. On n'entend guère de chuchotements lorsqu'il reste seul, assis derrière son piano. Et puis, en seconde partie de concert, la mélancolie explose en catharsis. L'ambiance tourne à l'électro pop, Patrick se décoiffe, arrache son col et le noue autour de sa tête. Il se lache enfin, sans que son attitude ne dépasse les réserves imposées par son humeur du soir. Cela suffit à embraser la rotonde, qui ne cesse de l'acclamer à son départ de scène. Mais il ne reviendra qu'une seule et courte fois, laissant ses fans se débrouiller avec leur faim.

 

Peu vivant par sa présence, Patrick Wolf aura néanmoins assuré une prestation musicale vivifiante, riche en émotions. Est-ce là le strict minimum à attendre de la part d'un virtuose capricieux, la question mérite d'être posée. C'est en tout cas un artiste à découvrir sur scène, absolument.

 

 

Patrick Wolf

Rotonde du Botanique, Bruxelles

Vendredi 1er avril 2011

 

Publié dans Concerts | Commentaires (0) | 21:37 |  Facebook | | Tags : patrick wolf, botanique | Lien permanent

26/11/2010

Two Door Cinema Club @ Orangerie du Botanique, Mardi 23 Novembre 2010

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Two Door Cinema Club est au rock ce que Lionel Messi est au football. Ils sont jeunes et discrets, mais leur jeu a quelque chose de magique. Et surtout, ça a l'air si facile quand on les regarde ! Ce mardi, l'Orangerie du Botanique est apparue bien trop petite pour le potentiel de ces natifs d'Ulster. Cette fougue, et ce don inné pour composer des tubes pourraient leur permettre de remplir des salles de plusieurs milliers de personnes, s'ils signaient avec une Major. Mais qu'ils s'en gardent bien, car ils y perdraient certainement une partie de leur âme !

 

A moins qu'un LP extraterrestre ne tombe du ciel au cours les 4 prochaines semaines, leur petit premier Tourist History sera mon album préféré de l'année. De même que leur prestation au Pukkelpop, en août dernier, fut pour moi la meilleure des 3 jours du festival. Il arrive souvent qu'on soit déçu quand on sait à quoi s'attendre, mais ce fut loin d'être le cas ce mardi. Le rythme fut soutenu du début à la fin, TDCC alternant les tubes de leur album avec de nouvelles chansons, aussi fraîches et accrocheuses que les premières. Ils ne s'arrêtaient que pour prendre la température du public, de la bouche de leur chanteur, le juvénile Alex Trimble.

 

Au sein de la foule, le concert démarra très calmement. Les spectateurs demeuraient immobiles, bougeant à peine la tête de l'avant vers l'arrière. L'enthousiasme grimpa au fil des chansons, pour atteindre un véritable niveau de liesse puisqu'on vit même un fan se payer une tranche de crowd surfing devant la scène. De l'Orangerie, TDCC nous avait transportés jusque dans la plaine du Pukkelpop.

 

Le seul défaut du concert fut sa durée, une heure dix à peine. TDCC n'ont, il est vrai, qu'un seul album à leur discographie. Même en rajoutant des titres inédits, la cadence imposée et l'émotion dégagée firent passer ces 70 minutes pour une petite demie-heure. Lorsque les lumières se sont rallumées, on en aurait bien repris pour autant.

 

 

Two Door Cinema Club,

Orangerie du Botanique, mardi 23 Novembre 2010.