01/11/2012

Suivez le fil : Disappears, Alt-J, Isbells


Disappears – Pre Language

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Quatuor formé à Chicago en 2008, Disappears propose un rock en noir et blanc proche du punk de la grande époque. Clairement influencé par l’œuvre de Sonic Youth, leur dernier album Pre Language balance un rock des plus purs, sans artifice et chargé de tension. Tous les ingrédients du style sont présents, du rythme carré aux guitares saturées qui s’affolent sur les refrains, en passant par un chant caverneux, par moments proche de celui d’Iggy Pop. Alors certes, tout cela n’est pas neuf, et manque même cruellement d’originalité. Mais ça ne manque pas d’adrénaline et, bordel, qu’est-ce que ça fait du bien parfois !


Tarif : 6.5/10

Ecoutez : Replicate




Alt-J – An Awesome Wave

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Nous sommes en 2012 et nous croyons avoir tout entendu. C’est sans compter sur ce premier album d’Alt-J, groupe formé à Leeds qui a méritoirement gagné son rang parmi les révélations de l’année, grâce à son style hybride très original. Quand on y prête une première oreille, le son Alt-J paraît poussiéreux, avec ses percussions industrielles et son clavier résonnant, digne d’un vieux piano bar. La surprise vient d’un chant et d’harmonies de voix élevées, tendant vers le blues folks américain, et dont les passages a capella sont savoureux. Ajoutez une basse et une guitare, et quelques sonorités électroniques tantôt claires, tantôt saturées, et vous obtenez un mélange unique en son genre.  An Awesome Wave, l’album qui illustre ce style détonnant, est une très bonne surprise, voire une petite bombe, qui ne trempe ni dans la monotonie, ni dans le « déjà entendu ».


Tarif : 7/10

Ecoutez : Breezeblocks



Isbells – Stoalin’

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A l’écoute de cet album, on se sent transporté vers certaines contrées d’outre-Atlantique, comme si le mouvement folk indé était propre au Wisconsin ou à l’état de Washington. Leader de la formation Isbells, Gaëtan Vandewoude provient de notre plat-pays. Son groupe et lui nous offrent un second album poignant et intriguant à la fois, d’une patte mélo-acoustique flottant quelque part entre Bon Iver et les Fleet Foxes. Stoalin’ n’a d’ailleurs pas grand-chose à envier à ces grandes références. Son éclatante quiétude, sa variété instrumentale, ses entêtantes harmonies vocales, et ses quelques mesures d’arpèges intimistes qui imposent le silence, font de ce disque une véritable pépite. Allez Gaëtan, enfile une chemise à carreaux trop grande et laisse-toi pousser la barbe davantage, tu n’es qu’à quelques centimètres d’une carrière internationale !


Tarif : 8/10

Ecoutez : Heading For The New Born