18/03/2014

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Metronomy - Love Letters

 

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2014 salue le retour d’un groupe indé parmi les plus plébiscités. Et plus vaste est la place, plus la probabilité existe que certains s’y soient en fait perdus. En musique, le minimalisme induit une notion d'intensité. Réduire le nombre de pistes ne suffit pas à créer l’extase, à l’image de ce dernier album des Metronomy,au long duquel la dimension affective se fait encore attendre. Monotone, pauvre et sons, au final peu inspiré, Love Letters ressemble à une démo cheap de Supertramp, et ferait presque passer les Anglais pour des rois fainéants. Si ce n’est lors deux dernières plages, où l’émoi disparu sort le petit doigt de l’eau, cet album ne dévoile que trop peu de surprises et d’originalité.  

 

Note : 

Ecoutez : Reservoir

 

Supreme Cuts - Divine Ecstasy

 
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Duo d'orfèvres post-modernes basé à Chicago, Supreme Cuts nous propose un album en forme de panier garni. Un cocktail d'electro, de soul, et de hip hop, plein de goût et mixé sur la plage, même qu'on sent la brise nous caresser le front. Des voix qui se succèdent d'une plage à l'autre (et non des moindres), aux sons choisis sur le grill pour accentuer la sensualité de l'ensemble, cette variété musicale sert un unique mot d'ordre. La fraîcheur, intense et permanente. Celle qui permet un fil conducteur, malgré la disparité des pulsations, et qui n'a d'égale que la maestria avec laquelle ces sons se superposent.

Note :   

Ecoutez : Envision

 
 
 
Ásgeir - In The Silence
 
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A 21 ans, l'Islandais Ásgeir Trausti est déjà une star dans son pays natal. Avec sa patte folk mélodique, maniant mélancolie et légèreté à la manière de Bon Iver, il signe un album d'une rare maturité pour un artiste de cet âge. De cette seconde réalisation, la première en anglais, il est difficile de discerner une identité propre, tant les influences précitées pèsent sur ses compositions. In The Silence a beau être un disque dense et aéré, l’ombre de Justin Vernon ne lui laisse que trop peu de lumière. 

Note :  

 Ecoutez : King and Cross