06/09/2012

Netsky - Netsky 2

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Petit Boris ne deviendra pas grand … il l’est déjà ! Par la taille certes, mais surtout par le talent. Le démontre ce deuxième album du projet électro de cet Anversois mieux connu sous le nom de Netsky, et simplement intitulé Netsky 2. Comme son prédécesseur sorti en 2010, ce disque est un recueil de tubes électrisants, trempés dans un moule drum n’bass ; un style qui a le défaut de provoquer rapidement la lassitude, via un rythme inamovible et peu aidé par des mélodies généralement primaires. Boris Daenen évite ce piège avec brio, alternant tout au long de son menu les sauces dub step, hip hop ou raggamuphin, tant et si bien que jusqu’au quinzième et dernier titre, l’ennui pointe rarement le bout de son nez.

 

Garnis de beats sulfureux et de refrains accrocheurs, des titres comme Love Has Gone ou Come Alive sont imparables, de ceux que l’on réécoute encore et encore, et qui ne laissent aucune chance à la passivité. A côté des titres instrumentaux, on appréciera les diverses participations vocales de Diane Charlemagne ou Bridgette Amofah dont l’éclat apporte du soleil à ces compositions qui, à la base, ne manquent déjà pas de chaleur. Mention spéciale pour Selah Sue sur Get Away From Here ; la plus célèbre Louvaniste au monde offre une prestation sobre mais efficace, qui crée là un contraste intéressant. Vers la moitié de l’album, la griffe de Boris se fait toutefois moins ressentir, avant que surgisse Puppy, un hymne sautillant, charmant et dynamique à la fois. L’album se clôture sur Drawing Straws, dans une veine purement drum n’bass.

 

Netsky 2 est une véritable compilation électro sur laquelle son auteur étale ses capacités et sa créativité. On ne pourra lui reprocher que l’absence d’un véritable fil conducteur.

 

 

Netsky

Netsky 2

Tarif : 7/10

 


Ecoutez :

Love Has Gone

Come Alive

Give & Take (live)


23/03/2012

SBTRKT

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SBTRKT est le nom de scène du DJ londonien Aaron Jerome. Ces dernières années, ses remix de grands noms tels Radiohead, Underworld ou Basement Jaxx lui ont permis d'acquérir une certaine notoriété dans le milieu underground. Son alias, peu évident à prononcer d'un trait, le situe aux antipodes de la ruée vers la gloire. Derrière ses masques africains, Jerome prône l'anonymat de l'artiste au bénéfice de l'oeuvre musicale, alors libre de s'exprimer par elle-même. C'est sous cette succession de consonnes qu'après plusieurs EP, il a sorti son premier album éponyme l'an dernier.

 

Son style mélange le funk et le dubstep. Pour ses compos, il pioche l'influence de façon intemporelle, empruntant au futur l'inédit et l'atypique, et au passé, une sobriété qui se traduit par une myriade de sons électroniques binaires, qui au siècle dernier seraient parus futuristes. Parmi d'autres, des cuillers sur des bouteilles, des xylophones dans une grotte, des gouttes d'eau à écho immédiat et répété, et globalement, des basses et percussions tout aussi synthétiques que le reste, quis emblent ricocher sur les tympans. Cette chimie électronique soutient une mixité de voix et choeurs au parfum de soul, qui alternent chant, soupirs et refrains accrocheurs. Des voix qui réchauffent, et adoucissent la vivacité rythmique, créant un notable mariage des genres.

 

Si certains titres comme "Rights things to do" sont davantage électroniques et contemporains, ils ne se départissent pas de la griffe de l'auteur, sorte de New New Beat ressurgissant vingt ans après la première copie. Et malgré une musicalité artificielle qui ne manque pas de tempo, cet album métissé reste très aéré. A découvrir, tout simplement.

 

 

SBTRKT

Tarif: 7/10


Ecoutez:

Hold on

Pharaohs