26/11/2009

Dernières écoutes - Empire of the Sun - Walking on a Dream

empireofthesun

 


L'Empire du Soleil, rien que ça.

Ne vous méprenez pas, derrière cette dénomination ne se cache pas la dernière secte à la mode, mais bien l'un des groupes "révélation" de l'année. Leur tube "Walking on a dream" a vogué sur la FM durant tout l'été. A moins de ne disposer que d'un gramophone à domicile, vous ne pouvez ne jamais l'avoir entendu.

Le premier défaut de cette galette saute à la figure avant même sa mise sur platine. La pochette est à peine surfaite, on pourrait d'ailleurs croire à l'affiche d'un 7e épisode de la saga Star Wars. Cette couverture de science-fiction riche en détails n'est que le reflet de l'effigie du groupe sur écran plat ou sur scène. Bien sûr, cette remarque ne porte pas sur la musique ... et donc, force est de constater que leur image s'en éloigne également.

Quittons donc ces considérations tendant vers la stéréotypie, puisque seul l'aspect mélodieux doit revêtir de l'importance. Musicalement donc, c'est assez léger, très aéré, plutôt planant sans toutefois atteindre l'enivrement. Résumé en trois lettres, cela donne : "gai". C'est de la bonne pop délicatement commerciale, facile à comprendre et à assimiler. Pour sûr, dans l'Empire du Soleil, il semble y avoir moins d'accessoires en studio que dans les garde-robe.

Techniquement, le défaut "fil rouge" de ce CD est le chant. La voix est trop pincée que pour être naturelle, on croirait entendre Nik Kershaw avec un gros rhume... mais soit, si l'on passe outre cette mélopée singulière, le début de l'album tient la route. Même si l'originalité n'est pas au rendez-vous, ce n'est pas les MGMT qui diront le contraire...

 

De "Standing on a shore" à "We are the people", le climat est au beau fixe. Les mélodies sont ensoleillées, et il ne manque au tableau que le vent transportant les grains de sable, les cerfs-volants plânant et le vendeur de choux-choux. Mais pour la suite de l'album, les nuages gris viennent dissimuler l'astre sacré, on sort de la mer et on se passe un coup d'essuie sur l'échine. "Delta Bay" ressemble à un générique de dessin animé composé à la hâte (c'est-à-dire : à pas grand chose). "Country" est tout à fait écoutable, mais elle passe pour la mille et unième chanson des compilations du Cafe del Mar. Ecoutable, le titre suivant "The World" ne l'est pas du tout. Et que penser de "Swordfish Hotkiss Night" ? C'est une parodie de Michael Jackson ou quoi ? Quant à "Without you",  la plage qui clôture cette oeuvre inachevée,  c'est la réplique d'une face B de 45 Tours du groupe "Wham!". N'ayons pas peur des mots : cette chanson est inutile.

Les conclusions sont accablantes ; c'est très moyen, et ça confirme l'observation générale que "moins c'est bon, plus il faut en faire autour pour accaparer l'attention". Il est d'ailleurs fort probable que la renommée internationale du groupe ne survivra pas au delà de ce premier album.

 

A écouter jusqu'à la quatrième chanson, surtout pas plus loin.

 

 

Empire of the Sun

Walking on a Dream

Tarif : 3/10

 

 

Ecoutez:

Standing on the Shore

Walking on a Dream

We are the people