01/03/2012

Ladytron - Gravity the Seducer

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Formé en toute fin de vingtième siècle, Ladytron a traversé la dernière décennie sans faire de bruit. Si leur nom ne titille pas la conscience collective, quelques-uns de leurs titres ne sortent pourtant pas de nulle part. Des singles comme « Playgirl », « Seventeen » ou « Destroy everything you touch » ont accompagné vos séances de cinéma ou parties de jeux vidéo, sans que vous ne sachiez qui se trouvait derrière ces bande-son.

 

Ladytron se positionne comme représentant de longue date d’une vague post New-Wave, ayant hiberné tout au long des années 90, pour ensuite ressurgir au devant de la scène, comme poussé par une fièvre électro-gothique. Débarqués au moment opportun, le quatuor de Liverpool est surtout parvenu à assurer sa pérennité, au cours d’une décennie n’ayant connu aucun mouvement musical de grande ampleur. En 2011, ils nous gratifiaient d’un double album Best Of, retraçant leur parcours de l’an 2000 à nos jours. Ils n’auront pas pris beaucoup de congés avant de regagner les studios, puisque quelques mois à peine après la sortie de ce recueil, nous arrive déjà un nouvel album tout chaud.

 

Puisqu’on ne change pas une recette prospère, on retrouve dans « Gravity the Seducer » cette atmosphère tiède et moite, parfumée de sons électroniques frivoles aux origines perdues entre la fin des années 70 et la décennie 80, bien que plus appuyés à certains moments. Placide et enjôleuse, la voix de la belle Helen Marnie contribue fortement au charme des lieux. Doux certes, agréable aussi, cet album manque toutefois de surprise et d’entrain. Il existe bien des nuances entre chaque titre, mais rien de ce qui se déroule ici n’est inattendu. D’autant moins alors qu’on sort à peine d’une double compilation de singles. L'ensemble paraît trop posé, et pas assez espiègle que pour réellement nous exciter. On appréciera, à certains moments, barboter dans ce bain angéliquement binaire, sans pour autant se sentir entraîner par un quelconque courant. Certains titres passés, nés d’une formule semblable, avaient plus de saveur.

 

Dire que « Gravity the Seducer » est un album inachevé équivaudrait à porter atteinte à l’intégrité du groupe. Pire, ce serait comme insulter un genre entier. Ou tout simplement, ce serait calomnieux. Mais le fait est qu'il pourrait être plus séducteur.

 

 

Ladytron

Gravity the Seducer

Tarif : 5.5/10

 

 

Ecoutez:

Ace of Hz