21/04/2011

The Human League - Credo

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Il y a de ces groupes qu'on croyait inactifs depuis 25 ans, ou tout simplement dissous. Des noms indécrottables de leur époque lointaine. Puis un beau jour, tout en flânant parmi les étals du disquaire, on les aperçoit sur une pochette, dans le rayon des nouveautés. Une première question bondit tel un réflexe : "Est-ce le même groupe ?". Affirmatif. "Alors ils ne sont pas morts avant l'invention du CD ??". Négatif.

 

Human League a connu son heure de gloire au début des années 80, lorsque leur tube "Don't you want me" perça le plafond des charts. Trente ans plus tard, le groupe marche toujours, même s'il ne court plus après cet ancestral succès populaire. Et pour cause, leur statut de référence de la scène synthpop, et la reconnaissance dont bénéficie chaque nouvel album, suffit à leur bonheur.

 

Dès les premières notes de Credo, la griffe Human League saute aux oreilles. C'est un son électropop plaisant, formant des mélodies robotiques, à la structure relativement peu complexe. Un tableau bien typique de la période New Wave, même si ici, l'ensemble parait étonnamment frais. En modelant de la musique digitale facile et inamovible, la formation de Sheffield parvient à lui donner un aspect intemporel.  Toutefois, et ceci est un avis personnel, lorsqu'il est trainé en longueur, le style Human League se voit limité par sa partie vocale. Malgré certains arrangements, le timbre de Philip Oakey varie à peine d'un titre à l'autre, et sa tonalité solennelle constrate avec la légèreté des mélodies. Les deux ne collent pas à tout instant, et ce paradoxe peut parfois déteindre sur l'harmonie d'ensemble. On est encore très loin d'un discours de Martin Luther King sur un fond de Patrick Sébastien, mais tout de même.

 

Si Credo s'orne de l'une ou l'autre chanson très chouette, comme "Egomaniac", certaines ("Single Minded") sont légèrement plus blafardes, et d'autres ("Night People") carrément énervantes. Le disque comblera néanmoins les fans du groupe, et plaira également à l'ensemble des amateurs de synthpop.

 

 

The Human League

Credo

Tarif: 6.5/10

 

Ecoutez:

Never let me go

Egomaniac

 

Redécouvrez:

Don't you want me (1982)

Human (1986)

Tell me when (1995)