15/04/2013

Hurts - Exile

HURTS-Exile-2013-1200x12001.png

 

 

L’heure du mea culpa a sonné. En 2010, sur ce même blog, j’avais tourné en bourrique le premier album de Hurts, que j’estimais niaiseux et totalement hors de son époque. Trois ans plus tard, j’avoue qu’Happiness est un des disques qui a le plus tourné sur ma platine, alors et depuis. Que s’est-il donc passé ? Après m’en être moqué, j’ai doucement craqué pour cette britpop mélo et cérémoniale. M’imaginant, d’ici quelques années car j’ai encore bien le temps, ouvrir mon bal de mariage sur « Stay », quoi d’autre ? Si le volant de ma voiture avait des oreilles, je lui aurais cassées, en chantant à tue-tête « Wonderful life » et « Sunday ». Aujourd’hui, Hurts est certainement doute mon groupe à potentiel populaire préféré. Preuve s’il en est, qu’il faut écouter un album plusieurs fois, avant d’en faire des écrits qui resteront.

 

Plus que l’album de la confirmation, Exile affirme cette griffe dramatico-tranchante, ainsi qu’un sens du tube très affûté. A se demander comment le duo n’a pas déjà conquis toutes les ondes… car leur son n’a réellement rien d’inaccessible. Comme son prédécesseur, Exile distribue les singles « coup de poing », de ceux dont les violons, accords de piano et battements tantôt lourds, tantôt synthétiques, nous animent dès les premières mesures. Des hymnes electropop bien vivants et chargés d’émotion, qui ont le parfum du populaire, sans pour autant l’être. Ce nouvel opus dissipe toutefois la légère odeur « kitsch » qui collait au précédent, et évolue vers plus de force et d’apparat. Ainsi, il rattrape son époque, de laquelle Happiness s’éloignait sensiblement. Cette puissance se traduit dans la voix de Theo Hutchcraft, qui soulève véritablement chaque titre. A la fois pinçante et puissante, elle peut par moments sonner aux oreilles comme celle de Matthew Bellamy, bien qu’elle soit moins envolée.

 

Pour son bémol, cet album déclenche d’autres rappels. Ainsi, les titres « Miracle » et « Blind » font irrémédiablement penser à du Coldplay, tandis que le blues électrique de « Cupid » grime cette chanson en dernier single de Depeche Mode. Des allusions, et d’autres, qui constituent des sentiers tracés à éviter, si Hurts veut un jour atteindre la quintessence de la pop. Ce deuxième album les aide à s’en rapprocher, puisqu’il réussit parfaitement son effet.

 


Hurts

Exile

Note:



Ecoutez:

Exile

Miracle