16/09/2014

Interpol - El Pintor

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Les années défilent, et la bande à Paul Banks reste imperturbable. En 2004 sortait « Antics », un second album qui, armé des titres EvilC’Mere et Slow Hands terminait de les asseoir dans la rangée de front du rock anglais renouvelé. Une décennie plus tard, ils s’appliquent à soigner tant et plus leur jardin au brin d’herbe près, en faisant fi de ce qui se passe de l’autre côté de la clôture.

Avec El Pintor, Interpol revient vers une source dont ils ne se sont jamais guère éloignés. Celle d’un rock froid, pur et incisif, qui allie propreté et énergie, et s’inspire de la New Wave Post Punk dont on attendait le ressac depuis vingt bonnes années avant qu’ils ne débarquent. Ce disque possède cette qualité de rentrer directement dans le vif du sujet, avec une ouverture qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de son ainé de dix ans. Ensuite, le rythme est soutenu, la basse résonne et la guitare tranche l’air, telle une impassible habitude.

S’il a de quoi désespérer ceux qui attendent une franche évolution, il possède quelques trésors des plus convaincants, de ceux dont les deux derniers albums manquaient cruellement. Alors oui, c’est du Interpol, mais plus que ça, c’est du très bon Interpol.

 

Interpol

El Pintor

Note : ♪ ♪ 

 

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