25/08/2011

Jamie Woon - Mirrorwriting

jamie woon,mirrorwriting

 

Poussé sur le devant de la scène depuis quelques mois, le style Dubstep révèle qu'il en faut parfois peu pour être heureux. Pour percer au sein de cet univers, votre sensibilité vous aidera bien plus que dix années de conservatoire. Bien que l'on puisse raisonnablement penser qu'un musicien qui se tape dix ans de conservatoire ait d'autres ambitions que de faire du Dubstep. Soit.

 

Le Dubstep pourrait être vendu comme "un minimum de sons, pour un maximum d'émotions". Les pistes se comptent sur une main, tandis que les silences tiennent une grande importance. Est-il dès lors utile qu'au sein de ce style, les artistes se multiplient ? Ne risque-t-on pas, au bout d'un certain temps, de tourner en rond ? La réponse est non. Ou du moins, pas tant qu'il y en aura pour créer de la valeur ajoutée. C'est le cas de Jamie Woon.

 

Avec sa voix soul, on s'attend plutôt à voir ce jeune anglais s'aventurer dans un registre davantage "hot". Toutefois, le mariage des styles est efficient. La voix de Jamie apporte une chaleur indéniable à cet univers froid et placide, et de ce mélange émane une certaine sensualité, qui donne au Dubstep une nouvelle contenance. Malgré tout, certains titres de Mirrorwriting flirtent dangereusement avec le fade R'n'B. C'est notamment le cas du single Lady Luck. Mais dans l'ensemble, l'album suit un agréable déroulement. Et les deux premières plages, Night Air et Street, sont tout bonnement délicieuses.

 

 

Jamie Woon

Mirrorwriting

Tarif: 6.5/10

 

Ecoutez:

Night Air

Street