04/02/2012

The Maccabees - Given to the wild

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Après deux albums barbotant dans l'indie rock plus ordinaire, mais non moins appréciable, The Maccabees passent à l'étape supérieure, celle du communément appelé "album de la maturité". Par rapport à ses ainés, Given to the wild se distingue par une accroche non singulière, et une impressionnante consistance. Le style est toujours basé sur le rock anglo-saxon classique, mais on sent un désir évident de tendre vers le post rock. En témoignent cette atmosphère sombre et profonde, où les tirades de guitare se succèdent au chant fin et velouté d'Orland Weeks. Un timbre de voix qui, au passage, n'est jamais paru aussi contextuel.

 

Ce troisième opus des Londoniens est réellement surprenant, dans sa forme comme dans son déroulement. On ne sait jamais prévoir ce que la prochaine mesure nous réserve. Outre les ingrédients courants du rock, des cuivres peuvent surgir à n'importe quelle reprise. Le disque alterne le mélancolique et l'envolé, et devient même orageux quand, au bout de huit chansons, on croit avoir tout entendu, et que se déroulent les poignants "Unknown" et "Slowly". Les Maccabees réussissent le pari d'allier technique et émotion, ou d'étaler sur tout un album les troubles déclenchés par le "So here we are" de Bloc Party. Pour citer d'autres références, "Given to the wild" apparaît comme un mix peaufiné des meilleurs moments d'inspiration des Smiths et d'Archive. On tient déjà un des albums de l'année.

 


The Maccabees

Given to the wild

Tarif: 8/10

 

 

Ecoutez:

Pelican

Unknown