21/08/2012

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Islands – A Sleep and A Forgetting

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Formation canadienne née en 2005, Islands propose son quatrième album. Un opus aéré, élégant, à tendance folk très marquée, oscillant entre blues séduisant et cha-cha apaisant. Il règne dans cette bulle une atmosphère de quiétude qui jamais ne tourne à l’orage, et ce même lorsque le rythme s’accentue. L’ensemble orchestral est dénué d’artifice, et aucun instrument n’y prédomine réellement. A sleep and a forgetting est un album fringant certes, mais dont le manque d’intensité se fait vite ressentir. Ce style alangui peut ainsi provoquer un léger ennui, d’autant qu’il est dépourvu de réelle surprise.

 

Tarif : 6/10

Ecoutez : This Is Not A Song


Linkin Park – Living Things

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Au-delà de leur statut de groupe commercial post-moderne, il faut reconnaître à Linkin Park le talent d'avoir conquis la planète, grâce à leur nouvelle recette où metal et hip-hop se mélangent au sein d'une sauce qui reste néanmoins comestible. La qualification de "nouvelle" était valable au début de ce siècle, alors que le groupe d'Agoura Hills s'emparait des ondes internationales. Depuis lors, il faut bien admettre que le renouvellement ne fut jamais à l'ordre du jour. Sur Living Things, les Californiens font ce qu'ils ont toujours fait de mieux : aligner les titres punchy, chargés de beat et de guitares, emmenés tantôt par le flow de Mike Shinoda, tantôt par la voix puissante de Chester Bennington. Ils ne surprendront pas leur monde par ce nouvel opus, mais peut-être bien par leur capacité à trouver de nouvelles formules accrocheuses à partir des mêmes ingrédients. Entre l'infâme redécoupe de boucherie et la divine multiplication des pains, libre à chacun de se faire sa propre opinion.

 

Tarif: 6/10

Ecoutez : Burn It Down


 

Peter Kernel – White Death & Black Heart

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La question n’est pas de savoir qui est Peter Kernel, mais bien qui sont-ils. Peu renommé en Europe, ce trio d’origine canadienne nous apporte ici un second album de rock sec et carré, sombre et envoûtant. Embué de mélodies low-fi, il baigne dans une nonchalance certaine, qui contribue à alléger un rythme lourd et très carré. C’est un disque au caractère hargneux, au style bien ancré dans la période New Wave dite « post punk », dont votre serviteur est friand. Peu surprenant certes… si ce n’est juste quand il le faut. Au moment pile où on commence à le trouver itératif, il se met à résonner d’airs troublants (The captain’s drunk), puis endiablés (The Peaceful), voire les deux à la fois (We’re Not Gonna Be The Same Again) qui lui ouvrent une dimension de profondeur supplémentaire, quelque part entre The XX et les Breeders. White Death Black Heart est un album cru, à la simplicité purgative et exempt de toute chafouinerie. Surtout, rappelez-vous de ne pas vous arrêter aux premières plages !

 

Tarif : 7/10

Ecoutez : Panico ! This is love