02/10/2012

Piano Magic - Life Has Not Finished With Me Yet

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Difficile de définir précisément le genre musical de Piano Magic. Si vous n’avez rien contre les combinaisons de termes, je parlerai d’ambient electro post rock. Difficile à croire, aussi, que le collectif londonien diffuse ses allégories musicales et autres danses macabres depuis maintenant 16 ans, le tout sans plus de chahut. Leur procession n’est pas prête de s’arrêter, si l’on en croit le titre de ce onzième album : Life Has Not Finished With Me Yet.

 

Trois ans après le scotchant Ovations, la bande à Glen Johnson remet le couvert, avec un album grisant, au rythme très pondéré et parfumé de mélodies sépulcrales. Comme toujours, sons électroniques et instruments classiques (guitares, piano, etc.) s’alternent d’une chanson à l’autre, tout comme les voix, tantôt masculines, tantôt féminines. La succession de ces différents constituants ne dissipe nullement l’ambiance qui enveloppe constamment le disque ; une aura noire et intrigante, voire interpelante. De même, il se caractérise par un aspect intimement cérémonial, tel un pendant maladif et maléfique de Florence and the Machine. Un effet intrigant produit d’une orchestration par moments suspendue, et de voix ornées d’un effet de réverb’ net et suffisant.

 

Par rapport à son prédécesseur, la seule évolution catégorique consiste en un pas vers le minimalisme. Il serait plus qu’exigeant d’attendre une révolution de la part d’un groupe qui produit une musique intemporelle, et qui parvient à se renouveler maintes fois au sein d’un même album. Life Has Not Finished With Me Yet est, à nouveau, une démonstration de maîtrise, un de ces disques capables de vous plonger en plein rêve éveillé.

 


Piano Magic

Life Has Not Finished With Me Yet

Tarif : 8/10

 


Ecoutez:

The Slightest of Threads

 

28/07/2010

Dernières écoutes - Piano Magic - Ovations

 

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Dans ma longue liste d'albums à écouter, j'ai pioché ce soir Ovations, du groupe Piano Magic. D'origine londonienne, cette formation discrète existe pourtant depuis presque quinze ans. Sorti fin 2009, Ovations se trouve être leur 5e album. Dans l'ensemble, Piano Magic impose un style Post Rock aux influences cold wave. Je comprendrais que cette phrase n'inspire qu'incompréhension auprès des plus initiés d'entre vous, mais prenez la peine de lire ce qui suit, et vous comprendrez...


D'emblée, l'album prend une tournure profonde et intense. C'est noir comme Massive Attack, et poussif comme Archive. Cet aspect dramatique se voit accentué par une voix grave, au timbre proche de ceux de Bryan Ferry (Roxy Music) et Bryan Sumner (New Order). Le mélange est réussi, puisque j'ai été scotché dès la première plage, "The Nightmare Goes On".


Ensuite, l'album alterne les changements de style avec brio, se voulant tantôt tendre et tantôt plus dur. La musicalité varie également ; le groupe peut passer d'instruments à cordes ou à vent de tout type, à une base électronique relativement simpliste. Ainsi, les violons intensifient le ton oriental sur le second titre "March of the Atheists", et les rythmes électroniques de type industriel s'emparent du troisième "On Edge". Plus loin, "The Blue Hour" n'est pas sans rappeler les rythmes lourds et acérés que l'on retrouve sur Pornography, l'album culte de The Cure, les maîtres du genre. Cette influence Robert-Smithienne se précise plus loin, sur "The Faint Horizon", où la base batterie-guitare nous replonge dans l'univers cold wave de Cure et New Order.


La noirceur reste de mise du début à la fin, mais cette multi-instrumentalisation forme un ensemble fort varié, qui nous emmène dans les différentes facettes de l'univers post rock. L'album s'écoute d'une traite, chaque plage appelant notre curiosité quant à la nature de celle qui suivra. Vraiment cet album est une démonstration, qui me donne envie de m'intéresser au reste de la discographie de ce groupe mystérieux !




Piano Magic

Ovations

Tarif : 8/10



Ecoutez :



The Nightmare Goes On

On Edge

The Faint Horizon