20/03/2012

The Big Pink @ Atelier, lundi 12 mars 2012

 

the big pink,atelier


Ce lundi, l'Atelier n'accueille pas l'affluence des grands soirs. En se baladant rue de Hollerich, on peut même douter qu'un concert a lieu. Le groupe qui se produit ne démérite pourtant pas, mais le peu de mediatisation dont il bénéficie est sans doute à l'origine du vide que les quelques dizaines de spectateurs découvrent en débarquant dans la salle Luxembourgeoise.


Sur papier, The Big Pink est un duo, formé du musicien arrangeur Milo Cordell, et du chanteur Robbie Furze, qui titille un peu de guitare à l'occasion. Sur scène, il devient un quatuor, au sein duquel ce dernier prend toute la place. Mal rasé, fringues de ville, des yeux que l'on devine plissés derrière des bouts de mèches chaotiques, Furze gratifie ses fans d'une prestation hachée de riffs de guitare et de sautillements irréguliers. Son chant est calqué sur les versions studio de ses chansons, et entre celles-ci, les échangent avec le public se limitent à l'essentiel. Certes, il rappelle que leur dernier album est sorti il y a peu. Il remercie, aussi, la poignée de braves présents ce soir, positivant sur leur nombre en affirmant qu'il est toujours plus agréable de jouer devant un parterre de vrais fans (...). Mais globalement, ses interventions se comptent sur une seule main. Quant aux autres membres du groupe, ils sont aussi discrets que des étagères vides. On devine néanmoins une forte complicité entre Furze et sa batteuse, un garçon manqué à la poigne assurée. Les nombreuses oeillades de son leader, et ses réponses en forme de sourires étoilés, témoignent que ces deux-là doivent fricoter allègrement en back stage



Musicalement, qui dispose des deux albums du groupe ne sera pas surpris. Hormis deux ou trois morceaux, rallongés pour dépasser les 60 minutes de concert, la set list se présente comme un best of version singles. On regrette que des chansons puissantes comme Stay Gold, Rubberneckin, Velvet ou Dominos ne soient pas exploitées à leur potentiel.La patte electro rock lancinante de Furze & cie est pourtant bien propice à la lévitation des semelles, mais ajoutée au peu de partage avec le public, l'interprétation trop carrée manque d'une réelle intensité. Malgré cette copie satisfaisante, The Big Pink reste un groupe au potentiel élevé, à suivre de près dans les années à venir.





The Big Pink @ Atelier Luxembourg, lundi 12 mars 2012.

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26/01/2012

The Big Pink - Future This

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Duo électro rock londonien, The Big Pink avait fait sensation en 2009, avec "A Brief History of Love", un Debut Album démonstratif et rempli de caractère. Le petit deuxième que voilà risque fort de leur ouvrir les portes d'un public plus large.



Tout d'abord, Future This transpire l'ambition de déposer une marque de fabrique. On y retrouve bien l'atmosphère du premier opus, ces sons amplifiés, par distorsion, balancés entre psyché et industriel, et cette voix ornée d'un soupçon d'écho, juste pour peaufiner l'effet planant des compositions. On reconnait aussi ce rythme dense et lancinant, aussi régulier qu'une trotteuse et jamais réellement pressé, qui greffe à l'album un poil trop de constance. Idem pour le dosage d'intensité, équitablement répartie entre chaque titre. Et pas besoin d'avoir fait six ans de solfège pour s'apercevoir que chaque mélodie baigne dans des accords similaires.

 

"Future This" évolue cependant vers une contenance plus "pop" que réellement indé, proposant notamment une balade par ici, et une pointe de groove par là. Globalement, on remarque une certaine tendance à privilégier la puissance, souvent au détriment de la profondeur. On sent également que le duo s'accroche à l'un ou l'autre refrain entrainant. Un doute reste permis, mais The Big Pink semble bien engagé dans une dynamique de recherche du tube. Les titres "Stay Gold" et "Hit The Ground (Superman)", qui ouvrent l'album, sont taillés dans la même pierre que "Dominos", un extrait du précédent album, aux épaules de Hit Single. D'un point de vue purement subjectif, leur accroche est efficace mais manque de sincérité. Sur ce nouvel opus, seul le titre "Rubberneckin" a le potentiel de vous cramponner à vos écouteurs. Le reste est loin d'être désagréable, mais après écoute subsiste une carence, comme une faim de surprise et de spontanéité.



The Big Pink

Future This

Tarif : 6.5/10



Ecoutez:

Stay Gold

Rubberneckin


<<Rewind<<

Dominos

02/02/2010

Dernières écoutes - The Big Pink - A Brief History of Love

bigpink

 

Chers lecteurs, j'ai décidé ce soir de ne pas faire dans le suspense, et de commencer par la conclusion. Sachez donc que l'article qui suit porte sur un jeune groupe dont le premier album est magistral. Bref, c'est un article comme je les aime !

 

Ne pensez pas manquer de culture si le nom de The Big Pink vous est totalement étranger. Il était encore peu connu l'été dernier, alors que le groupe pointait timidement en bas de l'affiche du Pukkelpop festival. Pourtant, leur premier album A Brief History of Love reflète déjà l'énorme potentiel de ce duo londonien.

 

Le disque trempe dans l'underground british. Leur musique mélange l'électronique sombre et le rock bien pesant ; ce n'est rien de neuf, mais les clins d'oeil sont divers et variés. Ce n'est pas White Lies,  Arcade Fire, Massive Attack ou (sacrilège!) Joy Division, mais un peu de tout ça à la fois. C'est sans doute ce qui fait la diversité de l'album, même si l'ambiance ne varie guère d'un morceau à l'autre.

 

Les membres du groupe sont tous deux sont multi-instrumentistes, et ça s'entend. Le paysage musical est varié, complet. La voix peut sembler banale et monotone, mais elle s'y fond à la perfection. On sent une volonté délibérée de créér une atmosphère sombre et purgative la plus complète possible, tout en posant pour chaque chanson un rythme bien trempé. On peut même de temps à autre deviner un soupçon d'influence eighties. Le but est atteint, puisqu'au fil des écoutes, force est de constater que tous les titres sont accrocheurs.

 

Pour un premier album, c'est une franche réussite ! Je lancerais bien un aisé "vivement le second", mais au contraire, j'ai bien envie de profiter un maximum de celui-ci avant de penser à la suite. Et je vous conseille vivement d'en faire autant.

 

 

The Big Pink

A Brief History of Love

Tarif : 8/10

 

 

Ecoutez:

Dominos

Velvet

Too young to love